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L'Ontario modifie les règles de dépistage de la COVID-19 chez les élèves

Un père mouche sa petite fille.

Un enfant dont le nez coule ou qui a des maux de tête devrait demeurer à la maison pendant 24 heures avant de pouvoir retourner à l'école, selon les nouvelles directives provinciales.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le ministère de la Santé a actualisé jeudi ses directives sur les symptômes que peuvent présenter les élèves. La province demande maintenant aux parents de garder leurs enfants à la maison pendant 24 heures s'ils ont le nez qui coule ou des maux de tête.

Le ministère de la Santé a actualisé jeudi ses directives sur les symptômes que peuvent présenter les élèves, dans son outil de dépistage de la COVID-19.

Les enfants qui développent un seul des symptômes suivants devront désormais retourner à la maison pour 24 heures, avant de pouvoir revenir en classe si leurs symptômes s'améliorent, indique le ministère dans un communiqué :

  • écoulement nasal
  • maux de tête
  • mal de gorge
  • fatigue
  • diarrhée

Cependant, si un enfant présente au moins deux de ces symptômes, il lui sera demandé de s'isoler et de contacter un fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils supplémentaires.

Les douleurs abdominales et la conjonctivite, appelée aussi oeil rose, sont quant à elles exclues de la liste des symptômes susceptibles d'être associés à la maladie.

Les écoles et les garderies ne devraient pas exiger un test COVID pour qu'un enfant puisse revenir. En fait, elles ne devraient même pas exiger une note du médecin, a déclaré la Dre Barbara Yaffe, adjointe au médecin hygiéniste en chef de l'Ontario. Elle a indiqué vouloir garder autant que possible les enfants en classe.

La Dre Yaffe a reconnu qu'environ 17 % des enfants déclarés positifs en Ontario n'avaient que le nez qui coule. Nous savons cependant que le nez qui coule est très courant chez les enfants et peut très bien provenir d'une autre infection, a-t-elle remarqué lors d'une conférence de presse jeudi.

La décision de passer un dépistage de la COVID-19 relèvera alors du fournisseur de soins de santé de l'enfant.

Désengorger l'arriéré dans les tests de la COVID-19

Depuis la rentrée scolaire, les parents sont invités à effectuer un autodépistage en ligne auprès de leurs enfants fréquentant l'école ou la garderie chaque début de journée, grâce à deux séries de questions. Ces dernières seront adaptées à la nouvelle directive sur la liste de symptômes publiée par le ministère de la Santé à partir du 2 octobre.

Ces modifications visent à ce que les enfants puissent aller à l'école avec un minimum d'interruption , a déclaré le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef. Elles se basent, selon lui, sur un examen des données probantes actuelles et la consultation d'experts en matière de maladies infectieuses pédiatriques.

Plus tôt aujourd'hui, l'Ontario a rapporté 538 nouvelles infections et 3 décès associés à la COVID-19. Toutefois, c'est surtout le nombre important de tests dont on attend le résultat qui retient l'attention : à 82 472, il n'a jamais été aussi élevé depuis le début de la pandémie.

Il est très important que seules les personnes qui en ont besoin se fassent dépister, a souligné la Dre Yaffe.

Un horrible manque de clarté, selon le NPD

La décision du gouvernement a provoqué l'ire de l'opposition officielle, pour laquelle les instructions contradictoires mettent les parents dans des situations impossibles.

Dans un communiqué, la critique sur l'Éducation du NPD, Marit Stiles, a estimé que les parents sont en droit d'être frustrés vu l'horrible manque de clarté au sujet du moment où les enfants ont besoin d'un test et où ils devraient retourner à l'école ou à la garderie.

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