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Confusion au sujet des rassemblements extérieurs en zone rouge au Québec

Des gens sont assis à des tables dans un parc.

Contrairement au printemps dernier, les consignes actuelles de Québec ne précisent pas si deux personnes ne résidant pas à la même adresse ont le droit de se rencontrer dans un parc à condition de se trouver à deux mètres de distance.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Peut-on rencontrer un ami dans un lieu extérieur public, comme un parc, si on respecte la distanciation physique de deux mètres? À une question simple, le gouvernement Legault a offert une réponse plutôt complexe jeudi.

Lorsque le Québec était confiné au printemps dernier, le décret qu'avait publié le gouvernement stipulait que des personnes pouvaient se rencontrer dans un lieu public extérieur à condition de respecter deux mètres de distance.

Or, si on en croit le nouveau décret que vient de publier le gouvernement, ces règles ne sont plus les mêmes pour les quelque 5 millions de Québécois qui se trouvent en zone rouge depuis mercredi soir, 23 h 59.

Il y est tout simplement interdit de se rassembler dans un lieu extérieur public, qu'on respecte deux mètres de distance ou non. Seules les activités tenues dans le cadre scolaire ou les rassemblements qui concernent des personnes vivant à la même adresse font exception.

Les zones rouges :

  • Communauté métropolitaine de Montréal

  • MRC de La Rivière-du-Nord

  • Région de Chaudière-Appalaches, à l’exception des MRC des Etchemins, de Montmagny et de L’Islet

  • Région de la Capitale-Nationale, à l’exception des MRC de Charlevoix, de Charlevoix-Est et de Portneuf

Questionné quant à ce resserrement inattendu des restrictions, le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a offert une réponse pour le moins confuse, qui contredit par ailleurs le décret.

On ne vous a pas confinés à l’intérieur de la maison. Ce qu’on veut empêcher, ce sont les éléments de socialisation. C'est que deux familles se retrouvent ensemble. Vous appliquez ça à l'intérieur et à l'extérieur, a-t-il tenté d'expliquer.

Tant que vous maintenez deux mètres, tant que, si vous êtes à risque de croiser d’autres personnes, vous avez le couvre-visage, tant que vous respectez ce genre d’éléments, et que le nombre de personnes ensemble corresponde plus à ce qu’on appelle une famille, une cellule familiale, à la résidence...

Horacio Arruda, directeur national de santé publique du Québec

La police n’ira pas frapper sur des personnes qui ne sont pas informées, on est dans une nouvelle approche, a-t-il concédé.

Par contre, si les gens sont en train de se coller les uns les autres dans un parc, comme si c’était une réunion de famille, […] c’est sûr qu’il va y avoir des avertissements par rapport à ces éléments-là.

Le premier ministre François Legault s'est aussi risqué à répondre. Notre objectif, c'est d’avoir le moins de contacts sociaux possible avec des gens avec qui on n’habite pas. On peut aller se promener dans le parc. Il y a des parcs qui sont très grands. Il peut y avoir plusieurs familles qui sont à deux mètres les unes des autres.

Alors, pouvez-vous aller boire ce café avec un ami samedi matin dans le parc, en prenant soin de demeurer à deux mètres de distance, ou risquez-vous une amende? La question demeure entière.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Un décret qui manque de clarté?

Québec a déjà annoncé jeudi que le décret sera modifié pour tenir compte de la situation d'amoureux qui ne vivent pas sous le même toit et qui aimeraient pouvoir se visiter, même s'ils ont des enfants à la maison.

Le premier ministre avait déclaré que ce serait possible pour eux de le faire, mais le décret, tel qu'il est rédigé présentement, le leur interdit, limitant plutôt cette possibilité aux personnes vivant seules.

C'est toujours effectivement difficile de prévoir toutes les exceptions.

François Legault, premier ministre du Québec

Mais notre objectif, ce n'est sûrement pas d'empêcher deux personnes amoureuses qui ont un enfant et qui sont obligées d'aller d'une maison à l'autre, qui n'habitent pas ensemble, de se voir. [...] Bien sûr que ces personnes-là peuvent se voir.

C'est une question de gros bon sens. C'est certain que, quand on commence à fouiller les petites exceptions, on peut dire : "bon, il faudrait peut-être apporter une précision".

On va apporter les précisions nécessaires, mais le principe, je pense qu'il est assez clair, a soutenu le premier ministre.

La santé publique a annoncé 933 nouveaux cas de COVID-19 au Québec jeudi, ainsi que 16 décès supplémentaires.

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