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Recyclage à la SQDC : 1 tonne de plastique amassée en 1 mois

Quatre contenants de cannabis déposés sur le capot d'une voiture, devant une succursale de la SQDC.

Des produits de cannabis en vente à la SQDC

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Maxime Denis

Lancé à la mi-août, le programme de recyclage demandé par plusieurs consommateurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a porté fruit avec une récolte d'une tonne de plastique en un mois.

Il aura fallu attendre près de deux ans d'activités avant d'implanter un tel programme. D'abord testé dans quatre succursales, il est désormais étendu à l'ensemble du réseau.

C'est extrêmement complexe pour un producteur de tout changer sa ligne d'emballages pour s'adapter , résume le porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère.

Bien que le recyclage existait déjà en 2018, ce n'était pas le cas à la SQDC. Les consommateurs devaient donc se débarrasser de leurs emballages dans sa propre collecte sélective.

Ce n'est pas tout le monde qui veut déposer ses contenants dans le bac de la collecte sélective, dit M. Giguère avançant la gêne vécue par certains clients.

Le panneau indiquant la SQDC

Bien que le recyclage existait déjà en2018, ce n'était pas le cas à la SQDC.

Photo : Radio-Canada

À l'époque, la priorité des producteurs avait été mise sur la vente des produits, eux qui n'avaient su qu'en juin que les SQDC verraient le jour en octobre. Par la suite, des enjeux d'approvisionnement sont venus complexifier les opérations.

Santé Canada a des consignes exigeantes en ce qui concerne ces emballages. Ils ne doivent pas être transparents et surtout à l'épreuve des enfants, précise le porte-parole.

En succursale, des boîtes ont été installées près des caisses pour recueillir les contenants ou emballages à recycler. Toutefois, la filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ) reconnaît qu'il reste du travail à faire.

Tout le monde est au courant qu'il y a un enjeu avec le recyclage et le suremballage des produits.

Fabrice Giguère, porte-parole de la SQDC

Cette année, d'autres problèmes s'ajoutent à la liste, compte tenu de la pandémie du nouveau coronavirus, alors que certains producteurs font désormais face à la précarité financière.

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Un client de la SQDC tient du cannabis dans sa main.

105 000 unités

La centaine de milliers de contenants ne sera toutefois pas recyclée au Québec. La société d'État, comme bien des compagnies, dont Nespresso, fait affaire avec le géant américain du recyclage spécialisé dans les matières non recyclables TerraCycle.

Les contenus sont envoyés dans une usine de Fergus, en Ontario.

Ces produits-là sont triés, transformés, pour en faire notamment du mobilier urbain.

Fabrice Giguère, porte-parole de la SQDC

TerraCycle a refusé notre demande de visiter l'une de leurs usines et nous a indiqué ne pas être en mesure de répondre à nos questions en français.

Diverses organisations, dont Éco Entreprises Québec, exigent des emballages simplifiés dans tous les domaines pour qu'ils soient plus faciles à trier pour le consommateur et à recycler pour les compagnies de recyclage.

Société profitable

Dans le rapport annuel des activités 2019-2020 de la société d'État, on apprenait qu'elle était désormais rentable avec une marge de profits de 26 millions de dollars, versés au gouvernement québécois. Une hausse des ventes malgré l’augmentation de l’âge légal des acheteurs passant de 18 à 21 ans. La SQDC estime avoir gagné 30 % du marché depuis sa première année complète en fonction.

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