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2020, année record pour la chasse à l’orignal au Nouveau-Brunswick

Trois hommes debout derrière une carcasse d'orignal sur une remorque.

Glen Greene (à gauche) en compagnie de ses compagnons de chasse. L'homme de 92 ans est heureux d'avoir eu cet orignal abattu par son accompagnateur désigné en vertu de son permis de chasse.

Photo : Gracieuseté/Glen Greene

Radio-Canada

Les chasseurs au Nouveau-Brunswick ont abattu 3904 orignaux cette année, selon les données préliminaires du ministère des Ressources naturelles et de l’Énergie.

C’est le nombre le plus élevé depuis l'instauration de la saison de chasse réglementée en 1960, indique le ministère.

Jusqu’à 4794 permis de chasse à l’orignal étaient disponibles par l’entremise d’un tirage au sort cette année, précise un porte-parole du ministère, Nick Brown. Cela signifie que 81 % de leurs détenteurs ont réussi à en abattre un. Les chasseurs ont abattu 215 orignaux de plus qu’en 2019.

Un chasseur heureux

Glen Greene, 92 ans, a obtenu un permis de chasse à l'orignal cette année pour la troisième fois de sa vie.

Son groupe est sorti mardi matin au lever du soleil, raconte-t-il. Tout à coup, ils ont aperçu cinq ou six orignaux.

M. Greene en a visé un, il a fait feu et raté sa cible. À mon âge, ma vue n’est plus aussi bonne, dit-il en ajoutant que les bêtes se sont égaillées.

Mais un autre chasseur désigné comme accompagnateur en vertu de son permis a fait mouche pour lui. M. Green estime que la bête pesait au moins 540 livres (245 kg). Il attend que son boucher lui annonce à quel moment il pourra passer prendre la viande.

Glen Green compte à nouveau tenter sa chance au tirage au sort des permis de chasse l’an prochain. Il en avait eu un pour la première fois au début des années 80, puis un autre en 2005.

Le stock se porte relativement bien

La chasse à l’orignal avait été interdite en 1936 parce que, trop intensive, elle avait entraîné l'écroulement du stock.

Lorsqu’elle a été à nouveau autorisée en 1960, seulement 400 permis ont été accordés et uniquement pour chasser l'orignal mâle. Le stock à l’époque était estimé à 3500 bêtes dans toute la province.

Le nombre d’orignaux au Nouveau-Brunswick a ensuite augmenté progressivement, atteignant en 2015 un sommet estimé à 31 800 bêtes. La plus récente estimation produite en 2019 était de 30 900 orignaux.

Un orignal dans un boisé.

Le stock d'orignaux «semble relativement sain», selon le Rapport sur la récolte de gros gibier 2019 du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC/Shane Fowler

Même si le troupeau d'orignaux semble relativement sain, il est difficile de l'évaluer avec précision parce qu'on ignore la quantité et la distribution de bêtes prélevées par la récolte non réglementée, souligne les auteurs du Rapport sur la récolte de gros gibier 2019 (Nouvelle fenêtre) du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Il faut se montrer conservateur dans l'attribution des permis réglementés pour assurer la durabilité de la population jusqu'à ce qu'on puisse établir un mécanisme de récolte et de signalement des prises d'orignaux qui tient compte des droits des Autochtones et des droits issus de traités existants, ajoutent-ils.

La chasse s’est déroulée cette année dans des conditions météorologiques meilleures que la moyenne. Les chasseurs ont bénéficié d’un temps calme et frais durant les matinées, indique Nick Brown. Il croit que ces conditions favorables expliquent en grande partie le record de cette année.

Avec les renseignements de Shane Fowler, de CBC

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