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Zone rouge : des activités dans les spas et les saunas suspendues

Une petite piscine extérieure près d'un pavillon dans un environnement apaisant, et une chute qui coule dans l'eau

Les bains extérieurs dans les centres de soins doivent fermer en zone rouge.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les spas et les saunas dans les régions visées par le palier d’alerte rouge ne peuvent plus opérer durant 28 jours. Cette nouvelle a pris par surprise l'association qui les représente.

Le ministère de la Santé a confirmé jeudi avant-midi que les activités doivent être suspendues dans les spas, les bains, les saunas des régions comme Québec, Montréal et Chaudière-Appalaches, avec quelques exceptions.

Par contre, les soins personnels qui y sont dispensés, comme la massothérapie, les soins du corps et du visage, les manucures et pédicures, peuvent toujours être offerts.

Le président de l’Association québécoise des spas ne s’attendait pas à une telle mesure. On n’était pas, à la base, impliqué dans le nouveau confinement, affirme Guillaume Lemoine, qui est aussi propriétaire de Strom spa nordique.

Il a donc pu en discuter avec un représentant de la santé publique en après-midi pour tenter de les convaincre que les spas et les saunas devraient pouvoir poursuivre leurs activités. On a eu un bon son de cloche de leur part et on entend qu’ils vont analyser à nouveau le cas des spas, mais sans faire de promesse vu que la décision est déjà tombée, souligne M. Lemoine.

Il comprend que la suspension des activités dans les zones rouges pour plusieurs secteurs comme les restaurants, les musées et les spas sert à limiter les contacts sociaux. Mais, ce que je leur ai dit aujourd'hui, c'est que dans nos centres, on suit la distanciation, et les clients doivent être silencieux et viennent seuls ou à deux, donc, on est aussi dans cet esprit-là.

Guillaume Lemoine voudrait que la santé publique réalise un peu plus que son industrie fait partie des soins de la santé et qu'elle offre du bien-être à la population.

Fermeture du Bora Parc

Le Bora Parc du Village Vacances Valcartier, seul parc aquatique intérieur de la province, doit aussi fermer ses portes.

La directrice du marketing, Sandra Nadeau, affirme avoir appris la nouvelle à la dernière minute. Jusqu'à 50 employés pourraient être mis à pied.

Une chance qu’on a la subvention salariale qui est encore en cours, ça va aider à garder un noyau d’employés. Ça va aussi nous aider à offrir nos produits d’hiver, parce qu’on y croit et on veut vraiment être capable d’offrir des petites activités cet hiver, dit-elle.

La fermeture risque aussi de plomber les réservations à l'hôtel voisin. La direction songe même à le fermer jusqu'à la réouverture du Bora Parc.

Selon Mme Nadeau, l’aide gouvernementale proposée est une goutte d’eau. Cette quantité d’aide là en dollars [...] ce n’est pas une grande aide pour notre organisation.

Une installation de jeux d'eau dans un grand espace avec des glissages d'eau en arrière-plan

Le Bora Parc de Valcartier doit aussi fermer en raison de la 2e vague de COVID-19 qui sévit en ce moment au Canada.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

De grandes répercussions

Comme dans tous les secteurs, l'annonce du gouvernement, confirmée par décret mercredi soir, signifie que des employés pourront perdre leur emploi.

Les spas vont s'ajuster, mais c'est certain qu'on ne peut être fermés 28 jours et garder l'ensemble des employés, fait valoir M. Lemoine.

Des centres de soins qui offrent que des spas, bassins, bains et saunas ont déjà annoncé leur fermeture jusqu'au 28 octobre.

Les mesures annoncées aujourd'hui, elles sont très bien pour les petites entreprises, mais pour nous, ce n'est pas assez. Alors on va espérer avoir d'autres choses pour notre industrie qui semble être tombée dans une craque, poursuit le président de l'Association québécoise des spas.

Le gouvernement a indiqué jeudi qu'il offrira des pardons de prêts qui pourront atteindre jusqu'à 15 000 $ aux commerçants pour leur permettre de payer leurs frais fixes.

5 % des clients viennent que pour les massages

À Stoneham, le propriétaire du Nordique spa a décidé de fermer l'ensemble de son établissement, même s'il aurait pu continuer d'offrir le service de massage.

95 % de nos clients viennent pour profiter du plein air, de la nature, des bains extérieurs. Les gens qui viennent uniquement pour un massage, c‘est 5 % de notre clientèle, alors à partir de maintenant, on est fermé à 100 %, explique Hugues Lavoie.

Il estime également que son secteur d'activités a été plus gravement touché par la crise sanitaire. On demande à certaines entreprises de faire plus d’efforts. Des entreprises étaient fermées durant 4 semaines au printemps, nous, ça a été 16 semaines, mais on n’a pas eu plus d’aide par rapport à la construction et les centres commerciaux, fait-il valoir.

Hugues Lavoie voudrait que le gouvernement couvre 100 % de ses frais. Pour moi, c’est une expropriation temporaire. Si on est exproprié, on ne donne pas juste 80 %, mais on va tout payer. Moi, je m'attends à ce que le gouvernement fasse de même.

Avec des informations d'Olivier Lemieux

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