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Ottawa lance un plan d'infrastructure de 10 milliards de dollars

Justin Trudeau, en conférence de presse, avec Catherine McKenna et Michael Sabia.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait l'annonce du plan en compagnie de la ministre de l'Infrastructure, Catherine McKenna, et du président du conseil d'administration de la Banque d'infrastructure du Canada, Michael Sabia.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Ottawa lance un plan d'infrastructure de 10 milliards de dollars étalé sur trois ans dans l'espoir de créer 60 000 emplois, a annoncé jeudi le premier ministre Justin Trudeau.

Piloté par la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), il doit notamment se traduire, selon le nouveau président de son conseil d'administration, Michael Sabia, par des investissements de :

  • 2,5 milliards de dollars dans les énergies propres pour favoriser la production, le transport et l’entreposage d’électricité propre;
  • 2 milliards de dollars pour connecter environ 750 000 ménages et petites entreprises aux services à large bande dans les communautés mal desservies;
  • 2 milliards de dollars dans la modernisation à grande échelle d’immeubles afin d’augmenter leur efficacité énergétique;
  • 1,5 milliard de dollars dans des projets d’irrigation pour aider le secteur agricole à accroître sa production, accroître la sécurité alimentaire du Canada et élargir les possibilités d’exportation;
  • 1,5 milliard de dollars pour accélérer l’adoption d’autobus zéro émission et la mise en place d’infrastructures de recharge pour permettre aux Canadiens de se déplacer de manière plus écologique;
  • 500 millions de dollars pour accélérer la concrétisation d'autres projets d'infrastructures (réalisation d'études, rapports techniques, analyses, etc.).

Il ne s'agit pas d'argent frais. La somme provient en fait de l'enveloppe initiale de 35 milliards de dollars que le gouvernement a confiée à la BIC dès sa création, il y a un peu plus de trois ans.

Le plan s'inscrit dans le cadre de l'engagement du gouvernement à créer un million d'emplois pour relancer une économie ravagée par la pandémie et à atteindre l'objectif de carboneutralité qu'il s'est fixé pour 2050.

Le plan est aligné aux priorités du gouvernement et axé sur des domaines essentiels, a indiqué la ministre canadienne de l'Infrastructure, Catherine McKenna.

Le plan de croissance de la BIC permettra de créer 60 000 emplois, de faire croître notre économie et de contribuer à bâtir un avenir à faible émission de carbone.

Catherine Mckenna, ministre de l'Infrastructure et des Collectivités

Michael Sabia a précisé que les premiers investissements devraient être effectués d'ici la fin de l'année puisqu'il est important de favoriser la relance économique maintenant.

Les projets dans lesquels investira la BIC, a-t-il dit, seront ceux qui ont le plus grand potentiel de générer de la croissance, d'attirer des capitaux privés ou d'ouvrir de nouveaux marchés, et qui permettront à la banque de récupérer son capital, afin qu'elle puisse procéder à de nouveaux investissements.

Les infrastructures, c’est l’épine dorsale de notre économie. Elles la structurent. Elles aident à déterminer notre niveau de productivité. Investir dans les infrastructures renforce notre capacité collective de créer des emplois.

Michael Sabia, président de la Banque de l'infrastructure du Canada

Le mandat de la BIC est de mobiliser des fonds auprès de partenaires du secteur privé, en particulier de grands investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, pour payer ce que le gouvernement a appelé des projets d'infrastructure transformationnels.

Cependant, la banque a été critiquée pour les investissements relativement peu nombreux qu'elle a réalisés jusqu'à présent dans seulement neuf projets. Lors des élections fédérales de l'automne dernier, les conservateurs et le Nouveau Parti démocratique ont promis d'abolir la banque s'ils prenaient le pouvoir.

La banque a investi 1,28 milliard de dollars dans le réseau de train léger automatisé du REM à Montréal. Elle a aussi promis jusqu'à 2 milliards de dollars pour étendre le service de GO Transit entre Toronto et Hamilton et jusqu'à 300 millions de dollars pour augmenter la capacité de manutention de conteneurs au port de Montréal.

Les autres investissements sont plus modestes. Par exemple, 55 millions de dollars ont été accordés à VIA Rail pour l'élaboration de plans pour un éventuel corridor ferroviaire à grande vitesse entre Toronto et Québec. Cette somme est surtout destinée à des services de consultation ou de conseil.

Pour établir les fondations d'une organisation, ça demande du temps, surtout pour une organisation franchement innovatrice comme la BIC. Mais ça, c'est fait et les fondations sont solides, a assuré M. Sabia à ce sujet.

Grâce à ces fondations solides, on a été capable d'exécuter des analyses extrêmement rigoureuses, disciplinées, pour analyser des centaines de projets. Et c'est notre capacité à le faire qui nous a amenés à ce plan et au chiffre de 10 milliards de dollars.

Avec les informations de La Presse canadienne

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