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Un comité se penchera sur l’avenir du festival Edmonton chante, jugé trop québécois

Seulement quelques personnes ont participé aux spectacles musiparc des 26 et 27 septembre.

Cristian De La Luna sur scène avec une guitare

Le chanteur franco-albertain Cristian Murillo, alias Cristian De La Luna.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

François Joly

Faible participation du public, trop grande présence d’artistes d’autres provinces, le festival Edmonton chante a occupé le devant de la scène lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton.

Une version précédente de ce texte mentionnait que 32 000 $ avaient été versés en cachets aux artistes qui ont participé au festival et que plus de la moitié de ce montant était allé à des artistes d’autres provinces. Jeudi, le président du conseil d'administration de l’ACFA régionale d’Edmonton, Alain Bertrand, a précisé qu’il ne pouvait confirmer cette information qui avait été communiquée pendant l’Assemblé générale. Il confirme cependant que l’ACFA régionale a maintenant une dette de près de 120 000 $, NDLR.

Une motion qui prévoit la création d’un comité chargé d’étudier la performance passée et présente du festival et de réfléchir à son avenir a été adoptée par les membres. Celle-ci a été déposée par l’artiste multidisciplinaire Josée Thibeault.

Cette année le festival est divisé en deux volets. Deux journées ont été consacrées aux artistes franco-albertains. Des spectacles en format musi-parc avaient lieu les 26 et 27 septembre au centre commercial Bonnie Doon d’Edmonton. Le reste de la programmation est constitué de performances et entrevues vidéo enregistrées à l’extérieur de l’Alberta avec des artistes comme Pierre Guitard, Corneille, Lili-Ann de Francesco et Ludovick Bourgeois.

Josée Thibeault demande que davantage d’énergie soit consacrée à mettre en valeur les artistes franco-albertains. J’écoute pas Star Académie et La voix alors c’est vraiment des vedettes que je connais pas et je suis sûr que je ne suis pas la seule à pas avoir TVA en Alberta, a-t-elle déclaré pendant l’assemblée générale. Pour moi Edmonton chante ce n’est pas regarder des vedettes du Québec, tournées au Québec, sur mon écran d’ordinateur.

Josée Thibeault.

Josée Thibeault est une artiste de la parole, artiste multidisciplinaire, auteure, metteure en scène et directrice artistique.

Photo : Radio-Canada

La directrice générale, Magalie Bergeron, rappelle toutefois que les performances des artistes franco-albertains ont été captées à la caméra et seront diffusées en ligne la semaine prochaine. Elle ajoute également qu’en plus du cachet versé aux artistes pour leur participation aux spectacles de samedi et de dimanche, plusieurs milliers de dollars ont été versés à des professionnels techniques albertains, notamment pour le montage des performances vidéo, le graphisme, la location d’équipement et divers aspects techniques du festival.

Josée Thibeault croit cependant qu’il faut remonter à plus loin et évaluer également les éditions précédentes du festival. Les lacunes ne sont pas apparues avec la pandémie, selon elle.

La proposition de créer un comité pour évaluer le fonctionnement et l’avenir du festival a été adoptée par une large majorité des membres présents à l’assemblée générale annuelle. Elle prévoit qu’un membre du Regroupement artistique francophone de l’Alberta siégera au comité qui devra également inclure des membres du public. Elle a d’ailleurs reçu l’appui du président du conseil d’administration, Alain Bertrand. Josée Thibeault a tenu à saluer l’ouverture d’esprit de ce dernier face à sa proposition.

Revoir la mission de l’ACFA régionale

Virginie Rainville, une autre participante à l’assemblée générale annuelle a par ailleurs proposé qu’une concertation large pour revoir les objectifs de l’ACFA soit lancée. Selon elle, les changements démographiques des dernières années dans la communauté francophone d’Edmonton nécessitent qu’on réfléchisse aux meilleurs moyens de bien la représenter dans toute sa diversité. Un vote n’a finalement pas eu lieu, mais la proposition de Virginie Rainville sera soumise au comité qui sera chargé de la refonte du plan stratégique de l’ACFA régionale.

Difficultés financières à prévoir?

L’Association canadienne-française de l’Alberta régionale d’Edmonton a également présenté ses états financiers pour la dernière année. Elle affiche de déficit d’un peu moins de 7000 $ pour la dernière année financière.

À cela s’ajoute cependant un montant de près de 40 000 $ qui doit être versé à Alberta Gaming Liquor and Cannabis (AGLC). L'agence provinciale affirme que ce montant équivaut à des profits générés par des soirées de financement casino. L'AGLC encadre de près comment ces montants peuvent être dépensés. L’agence provinciale affirme que certaines des dépenses faites par l’ACFA entre 2016 et 2018 contreviennent au contrat signé entre les deux organismes, ce que l’ACFA conteste.

La directrice générale est sûre que le malentendu sera réglé prochainement et que l’ACFA n’aura qu’à reverser 10 000 $ à AGLC. Le président Alain Bertrand a par ailleurs précisé que son organisme ne détient présentement pas les liquidités nécessaires au versement des 40 000 $ réclamés.

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