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Vancouver aura bientôt un refuge ouvert en tout temps pour les travailleuses du sexe

Une travailleuse du sexe.

Le nouveau refuge est situé dans le Downtown East Side de Vancouver.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Le tout premier refuge du Canada ouvert en tout temps pour les travailleuses du sexe accueillera bientôt ses premières clientes dans le quartier du Downtown Eastside de Vancouver. Fruit d'une collaboration entre le gouvernement de la Colombie-Britannique et un organisme à but non lucratif, le refuge a le financement nécessaire pour au moins un an.

C'est le premier refuge du genre à ouvrir ses portes au Canada. Le projet a pu voir le jour grâce à un partenariat entre la WISH Drop-In Centre Society, la Ville de Vancouver et BC Housing.

La Wish Drop-In Centre Society offrira les services. La Ville de Vancouver a contribué en rénovant un de ses édifices et en le louant à l'organisation pour une somme symbolique. La régie provinciale du logement, BC Housing, a fourni les fonds nécessaires pour offrir les services. Le financement est en place pour un an. Nous espérons pouvoir en faire un service à plus long terme, dit Mebrat Beyene, directrice de la WISH Drop-In Centre Society.

L’espace dispose de 23 lits, de douches, d’une buanderie, et va proposer divers services aux femmes cisgenres, transgenres et bispirituelles qui travaillent dans la rue.

Une salle fermée avec des casiers.

Pendant leur séjour au refuge, les femmes pourront accéder à d'autres programmes et soutiens, notamment des programmes d'alphabétisation ou de musicothérapie.

Photo : Propriété du WISH Drop-In Centre Society

Une équipe d'une vingtaine d'employés est prévue et des pairs seront embauchés dans le cadre des programmes de soutien proposé par l'organisme.

Pendant leur séjour au refuge, les clientes pourront entre autres accéder à des services d'alphabétisation, des programmes autochtones et de la musicothérapie.

Les travailleuses du sexe avaient besoin d'un tel espace depuis longtemps, selon Mebrat Beyene. Elle note que ces personnes passent souvent des nuits inconfortables à dormir sur des chaises au centre d'accueil.

Ce refuge va accroître leur sécurité et sauver des vies, dit Mme Beyene, qui croit que la pandémie de COVID-19 et la crise des opioïdes ont intensifié un besoin déjà existant.

Une salle avec des lits.

Les lits sont installés en dortoirs.

Photo : Propriété du WISH Drop-In Centre Society

Une partie des lits sera allouée aux travailleuses du sexe qui ont besoin de répit à court terme, mais la majorité des lits seront pour des séjours de plus longue durée pour les personnes en attente d'une solution de logement permanente.

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