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Freiner la discrimination par une meilleure connaissance des enjeux autochtones

Janet Mark est assise à son bureau.

Janet Mark, la coordonnatrice des dossiers autochtones au Service de la formation continue de l’UQAT (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le décès d'une jeune mère atikamekw dans un hôpital de Joliette révèle une fois de plus l’importance de miser sur une meilleure connaissance des réalités autochtones pour freiner la discrimination.

À l'UQAT, des formations ont été élaborées il y a déjà plusieurs années pour mieux faire comprendre les réalités autochtones. Elles sont offertes tant au personnel des services publics qu’aux organismes et aux entreprises privées.

Au cours des 10 dernières années, plus de 6000 personnes y ont pris part et leur popularité va grandissant depuis la fin des travaux de la commission Viens sur les relations entre les Autochtones et les services publics, il y a un an.

On reçoit de plus en plus de demandes venant de grandes organisations de niveau provincial, précise Janet Mark, coordonnatrice des dossiers autochtones au Service de formation continue de l’UQAT. Les appels à l’action des récentes commissions ont beaucoup fait état de la grande méconnaissance de la réalité autochtone. Notre défi maintenant est de pouvoir répondre à toutes les demandes.

Du rattrapage

La formation de base, intitulée Piwaseha (Premières lumières de l’aube), vise à offrir une meilleure compréhension du passé autochtone et des réalités d’aujourd’hui, afin de développer des comportements d’ouverture et d’acceptation. Une deuxième formation, Wedokodadowiin (Travaillons ensemble!), s’adresse spécifiquement au personnel du réseau de la santé et porte sur l’intervention auprès des Autochtones et la sécurisation culturelle.

Même si elle se réjouit de voir les organisations miser sur la formation, Janet Mark reconnaît que celle-ci a des limites.

Je dis toujours qu’on fait du rattrapage dans les sujets qu’on aborde, lance-t-elle. Ce ne sont pas nécessairement des sujets abordés dans des programmes de formation pour devenir policier, infirmière ou travailleur social. On donne une base aux gens pour les amener à s’intéresser à ce sujet. Ça permet de mieux comprendre, mais il y a des choses à travailler par la suite. On espère aussi que les gens formés peuvent devenir des alliés, des agents multiplicateurs dans leur milieu.

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L'UQAT a un Pavillon des Premiers Peuples à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

Pas un cas unique

Membre de la commission Viens, Janet Mark a aussi été secouée par la mort troublante de Joyce Echaquan, mais elle rappelle que cette situation n'est pas unique.

C’est une histoire qui arrive trop souvent. On a reçu bien des gens qui sont venus témoigner en ce sens. Ce qui est particulier dans le cas de Joyce, c’est que ça s’est retrouvé sur Facebook. Tout le monde a vu et entendu. Sans ça, ça aurait pu passer inaperçu. On ne doit pas généraliser, mais c’est malheureux de voir des gens du réseau qui n’ont pas toutes les compétences interculturelles, déplore-t-elle.

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