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Des centaines d'antimasques manifestent à Montréal

Une personne est debout sur un muret et agite un drapeau devant une foule.

La manifestation a pris fin dans le calme un peu après 19 h.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des centaines de personnes se sont réunies mercredi soir à Montréal pour dénoncer le « reconfinement progressif » et le port obligatoire du masque dans les lieux publics fermés.

Le rendez-vous avait été donné au parc La Fontaine, sur le Plateau Mont-Royal, à 17 h.

L'ambiance était festive : de la musique, des sons de trompettes et de nombreux drapeaux – du Québec, des Patriotes, du Canada, des États-Unis, etc. – ont coloré l'événement. Des affiches antivaccin ont aussi été aperçues dans la foule.

Un drapeau de Donald Trump et un autre des États-Unis flottent aux côté d'un drapeau des Patriotes.

Des drapeaux de toute sorte flottaient dans la foule.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Tour à tour, Daniel Pilon et Édith Tremblay, deux figures importantes de ce mouvement de contestation, ont pris la parole pour mettre en doute l'efficacité du port du couvre-visage et du maintien de la distanciation sociale.

Ironiquement, dès le début du rassemblement, des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) circulaient entre les manifestants pour leur demander de maintenir deux mètres entre chaque personne, une consigne visiblement ignorée par plusieurs.

Des dizaines de personnes sans masques sont réunies et se tiennent à moins de deux mètres l'une de l'autre.

Les policiers ont averti les manifestants dès le début du rassemblement à Montréal afin qu'ils respectent les mesures de distanciation physique.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En soirée, un camion du SPVM muni d'un haut-parleur a aussi circulé pour rappeler ces mêmes consignes de distanciation aux manifestants. Un message hué et accueilli par des commentaires hostiles de la part de quelques personnes.

Un homme porte un masque fait de chaînes métalliques.

Des personnes dénoncent les mesures sanitaires imposées par le gouvernement Legault, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Interrogée en marge de l'événement, une femme a pour sa part affirmé être très déçue du gouvernement Legault.

Les gens manifestent pour leur liberté, on veut être comme avant la COVID.

Une manifestante

Et premièrement la COVID-là, c’est seulement une grippe, mais un peu plus haut qu’une grippe, c’est tout simplement ça, a-t-elle soutenu, affirmant qu'elle avait travaillé 40 ans dans un hôpital, sans donner plus de détails, et qu'elle connaît ça, les virus.

Peu après 19 h, les organisateurs ont demandé aux manifestants de quitter les lieux dans le calme.

On n'a rapporté aucun débordement, sinon qu'un homme de 47 ans a été arrêté pour méfait.

Une foule relativement compacte est réunie.

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies pour dénoncer les restrictions sanitaires mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À Québec, un rassemblement avait également lieu devant l’Assemblée nationale, au même moment où François Legault tenait un point de presse pour annoncer les pouvoirs accrus dont disposeront les policiers afin de s'assurer du respect des restrictions.

Une contravention de 1000 $

Le premier ministre avait déjà annoncé en début de semaine la mise en place, dès minuit mercredi soir dans les zones rouges, de mesures sanitaires qui rappellent celles du confinement qui avait eu lieu au printemps dernier.

Une nouvelle règle a toutefois fait son apparition : le port du masque sera obligatoire dans les manifestations tenues en zone jaune, orange et rouge.

Ce n’est pas vrai qu’on va demander à des Québécois de faire des sacrifices et que, pendant ce temps-là, il y a des personnes qui, en se réunissant dans une manifestation, vont risquer qu’il y ait une grosse éclosion qui pourrait causer des torts à plusieurs personnes dans la société.

François Legault, premier ministre du Québec

Ces personnes-là vont pouvoir recevoir des contraventions de 1000 $, a annoncé M. Legault au cours de son point de presse mercredi.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a pour sa part évalué qu'avec les frais qui s'ajoutent à cette somme, la contravention peut monter à 1500 ou 1600 $, ce qu'elle estime plutôt dissuasif.

Le montant total de la contravention est de 1546 $.

Une femme porte un masque qui est troué et sur lequel est écrit « fuck le masque ».

Le port du masque sera obligatoire dès minuit mercredi soir dans les manifestations qui se tiennent en zone jaune, orange ou rouge.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ce n'est pas pour le plaisir, dit Legault

La santé publique a annoncé 838 nouveaux cas de COVID-19 mercredi. C'est la deuxième fois en quatre jours que le Québec franchit le seuil des 800 cas.

On ne fait pas ça pour le plaisir, la situation est critique, a assuré François Legault.

L'état d'alerte maximale a été déclenché pour les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), la MRC de la Rivière-du-Nord, dans les Laurentides, Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale, exception faite de Portneuf et de Charlevoix.

Le reste du Québec est en zone jaune ou en zone orange, aucun secteur ne se trouve plus en zone verte.

Avec des informations de Marie-Michelle Lauzon

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

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