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Un patient intente une poursuite contre le Centre hospitalier Restigouche

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Le centre vu de l'extérieur.

Le Centre hospitalier Restigouche est l'hôpital psychiatrique du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Un patient du Centre hospitalier Restigouche (CHR) de Campbellton intente une poursuite contre le Réseau de santé Vitalité pour une agression physique subie par un autre patient il y a deux ans. Il a été grièvement blessé lors de cette altercation et il accuse l'institution de santé de ne pas l'avoir adéquatement protégé.

Le 4 juin 2018, Édouard Denis Boudreau a été violemment battu par Jordan Shawn Deyoung. L'agression s'est déroulée à l'intérieur du CHR, le principal hôpital de soins psychiatrique du Nouveau-Brunswick.

Après cette attaque à coups de poing et à coups de pied, la victime a souffert d'importants troubles psychologiques et physiques. Édouard Denis Boudreau a eu un bras fracturé qui a nécessité une intervention chirurgicale.

Des accusations criminelles ont été déposées contre Jordan Shawn Deyoung. Il a plaidé coupable à une accusation d'agression causant des lésions corporelles. En octobre 2019, il a été condamné à deux ans de prison.

Le centre vu de l'extérieur.

Un rapport accablant sur le sort des patients du Centre hospitalier Restigouche a été déposé en 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

C'est à la demande d'Édouard Denis Boudreau que l'avocat Mikael Bernard de Campbellton a intenté une poursuite contre son agresseur et le Réseau de santé Vitalité, l'entité qui gère l'hôpital.

Dans l'avis de poursuite déposé le 3 septembre, on peut y lire que l'attaque n'aurait pas eu lieu sans la négligence de Vitalité et de ses employés.

On reproche à la régie de santé francophone de ne pas avoir assuré la sécurité de la victime en n'intervenant pas de façon efficace et rapide lors de l'agression. Selon la poursuite, les patients du CHR manquent de supervision, ce qui crée un risque à la sécurité d'autres patients.

Charles Murray, l'auteur d'un rapport accablant publié en février 2019 sur de mauvais traitements subis par des patients du CHR, ne s’étonne pas des allégations portées contre l’établissement.

Ce que vous venez de me décrire, c'est tout à fait en ligne avec les exemples qu'on a vus.

Charles Murray en entrevue dans un studio de télévision

L'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray (archives).

Photo : Radio-Canada

Il n'y a pas assez de personnel là et comme ça, il n'y avait pas de plans de traitements et la situation de l'institution, c'est toujours en crise.

Si tout n'est pas réglé, l'ombudsman du Nouveau-Brunswick croit que du chemin a été fait depuis la publication de son rapport.

Vitalité a pris nos commentaires, nos recommandations et ils ont pris les étapes pour mieux régler [les problèmes soulevés] mais il reste beaucoup de travail à faire.

Ni Jason Shawn Deyoung ni Vitalité n'ont encore répondu à l'avis de poursuite.

Le réseau de santé refuse de commenter l'affaire puisqu'elle se retrouve devant les tribunaux.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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