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Des élus de la Côte-Nord demandent d'accélérer le projet Apuiat pour sauver Marmen

Une éolienne lors d'un coucher de soleil.

Les élus souhaitent que le projet éolien Apuiat soit devancé afin de fournir du travail aux employés de Marmen (archives).

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

La pression sur le gouvernement s’accentue au sujet du projet éolien Apuiat sur la Côte-Nord. Mardi, des Matanais demandaient de devancer ce projet. Jeudi, c'est au tour des élus nord-côtiers d'ajouter leur voix.

Si le projet va de l’avant selon eux, il y a des chances de sauver des emplois à Matane, car l'équipe de Marmen Énergie croit pouvoir être sélectionnée pour construire les tours d'éoliennes.

Mais avant toute chose, c’est l’économie de tout l’Est-du-Québec en profiterait alors qu’elle est durement touchée par la pandémie croit le maire de Port-Cartier, Alain Thibault.

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault

Photo : Radio-Canada

C’est un beau projet en collaboration avec les Innus souligne l'élu nord-côtier.

Le maire estime que sa communauté profiterait largement de ce projet estimé à plus de 600 millions de dollars, d'autant plus le parc doit être construit sur les terres de sa municipalité. Pour nous, c’est un projet qui est extrêmement important. Ce sont des revenus additionnels.

On pourrait arriver, faire une pierre deux coups, ce qui permettrait de consolider des emplois à Matane et viendrait garnir leur carnet de commandes pour passer au travers de la crise qui sévit à l’heure actuelle.

Alain Thibault, maire de Port-Cartier
Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier (archives)

Photo : Radio-Canada

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, soutient aussi cette idée. Il y a une opportunité qui est là, d’accélérer un peu puis en même temps d’avoir des retombées de la rive sud, dit-il.

Le projet éolien de 200 MW est chapeauté par neuf communautés innues de la Côte-Nord. Le porte-parole du projet n'était pas disponible pour commenter.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, qui est aussi le ministre responsable de la Côte-Nord, Jonathan Julien, ainsi que la ministre responsable des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Marie-Eve Proulx, ont refusé nos demandes d'entrevue.

Leurs attachés de presse ont cependant rappelé par courriel qu'Apuiat sera le prochain projet énergétique à être développé au Québec, mais qu'il faut d'abord épuiser les surplus, ce qui devrait prendre au moins six ans.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau en conférence de presse.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Surplus énergétique

Toutefois, l'argument du surplus énergétique ne passe pas, aux yeux du maire de Baie-Comeau, Yves Montigny.

On a des preneurs qu'on n'arrive pas à approvisionner en énergie alors c'est le temps que ça arrête. On doit être capable de vendre de l'énergie aux promoteurs qui en ont besoin. On doit développer l'économie de l'Est-du-Québec.

Le projet Apuiat est un projet appuyé par les élus de la Côte-Nord, c'est un projet maintenant demandé par les gens de Matane et du Bas-Saint-Laurent alors c'est le temps que ça se fasse.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau
L'usine de Matane emploie 140 personnes.

55 personnes perdront leur emploi bientôt à l'usine Marmen Énergie de Matane qui fabrique des tours d'éoliennes.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le député de Matane–Matapédia, Pascal Bérubé, a pour sa part l'intention de continuer à talonner le gouvernement.

J'ai déjà pris contact avec le premier ministre, avec le ministre des Ressources naturelles et on va convoquer très prochainement une rencontre, dit-il.

Aidez-nous avec ce projet-là. Ce n'est pas pour accélérer la relance économique, c'est pour maintenir une activité économique importante pour les travailleurs de chez nous. Alors, on ne lâchera pas le morceau là-dessus.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia

Le maire de Matane, Jérôme Landry, dit pour sa part poursuivre les démarches pour tenter de faire avancer le dossier.

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