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La session d’urgence pour révoquer la ministre Nokleby a coûté 46 665 $ aux Ténois

La Chambre de l'Assemblée législative des T.N.-O.

Les Territoires du Nord-Ouest sont gouvernés par un gouvernement de consensus composé de 19 députés.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

La session d’urgence à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest pour révoquer Katrina Nokleby de son poste de ministre de l’Industrie et de l’Infrastructure a coûté 46 4665 $ aux Ténois.

Les documents obtenus par CBC, grâce à une demande d’accès à l’information, détaillent les coûts engendrés par le rapatriement d’urgence des députés à l’Assemblée législative en août.

La majorité des coûts a servi au déplacement des députés et des interprètes (16 259 $) ainsi qu'aux salaires des interprètes (12 000 $).

Une session, un seul enjeu

Les 19 membres de l’Assemblée législative ont été convoqués à une session d’urgence de 4 jours la semaine du 24 août pour débattre du sort Katrina Nokleby.

La semaine précédente, la première ministre Caroline Cochrane lui avait enlevé ses portefeuilles en déplorant son manque de professionnalisme et son comportement parfois extrêmement inapproprié.

Le lundi, Katrina Nokleby s'est opposée à la proposition de faire fi des deux jours de préavis nécessaires pour le dépôt d’une motion. L’unanimité étant nécessaire, impossible donc de débattre de la motion de censure avant le mercredi.

Le mardi, les membres ont siégé moins de 5 minutes, histoire de pouvoir compter la journée comme un 2e jour de préavis.

Le mercredi, les membres de l'Assemblée ont été saisis de la motion, en ont débattu et se sont entendus sur la révocation de Katrina Nokleby.

Le jeudi, les membres de l'Assemblée ont choisi la nouvelle ministre de l'Industrie et de l'Infrastructure, Julie Green, député de Yellowknife-Centre

Le saviez-vous?

Dans un gouvernement de consensus comme aux Territoires du Nord-Ouest, ce sont les députés qui choisissent la première ministre et les six autres membres de son Conseil exécutif. Ainsi, le pouvoir de révoquer un poste de ministre revient à l'ensemble des députés qui peuvent le faire en déposant une motion de censure.

La séance d'urgence de 4 jours sans période de questions et sans que les membres s'attardent à aucun autre dossier a été critiqué sur les médias sociaux. Parmis ces critiques : l’ancien député Keiron Testart et le conseiller municipal de Yellowknife, Neils Konge.

Le député et président du caucus, Rylund Johnson a répondu aux critiques sur Facebook expliquant que la tenu d'autres débats aurait occasionné des coûts supplémentaires.

Avec des Informations de John Last et de Walter Strong

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