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Des enquêtes indépendantes pour les plaintes de harcèlement au sein de la police d'Ottawa

Une voiture du Service de police d'Ottawa stationnée dans le marché By.

Le service de police d’Ottawa (SPO) mandate une firme indépendante pour enquêter sur les dossiers de plaintes de harcèlement à l'interne.

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Radio-Canada

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a annoncé mercredi, des mesures pour enrayer les comportements de violence et de harcèlement au sein de ses troupes.

Le SPO entend mandater une firme indépendante, Rubin Thomlinson, pour évaluer les cas rapportés de violence ou de comportement de nature sexuelle au sein du corps policier.

Les besoins pour l’expertise d’un tiers parti sont critiques. C’est nécessaire pour rebâtir la confiance accordée au Service de police d’Ottawa, a indiqué le chef du SPO, Peter Sloly.

Le chef de la police d'Ottawa, Peter Sloly, accorde une entrevue via vidéoconférence.

Une firme indépendante évaluera les plaintes de harcèlement au sein du Service de police d'Ottawa (SPO), a annoncé le chef de la police d'Ottawa, Peter Sloly.

Photo : Radio-Canada

En mars dernier, le Service de police d’Ottawa a suspendu son chef adjoint aux enquêtes et au soutien, Uday Jaswal, visé par plusieurs allégations de harcèlement.

Je veux être claire. Cette culture généralisée au sein des services de police perdure depuis trop longtemps. Il a fallu trop de temps pour obtenir justice pour les victimes et les changements ont trop tardé à se concrétiser, a commenté la présidente de la Commission de services policiers d’Ottawa, Diane Deans.

La firme de consultant Rubin Thomlinson, spécialisée en droit du travail, devrait débuter son travail en début 2021. Elle agira comme un tiers indépendant pour la réception, l'enquête et la résolution de tout signalement de harcèlement. La firme aura également le mandat de conduire un examen de la culture organisationnelle du SPO pour émettre ensuite ses recommandations.

Scepticisme

L'Association des policiers d'Ottawa (APO), de son côté, est sceptique face à l’embauche d’une firme privée. Selon l’organisme, le mandat aurait dû être confié à une organisation publique indépendante.

Matt Skof, le président de l'Association des policiers d'Ottawa, accorde une entrevue via vidéoconférence.

Le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skof, est sceptique face à l'embauche d'une firme privée pour traiter les plaintes de harcèlement au sein du Service de police d'Ottawa (SPO).

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas [un processus] indépendant, car c’est une institution privée qui va être payée par l’employeur, le service de police. Et une fois que les enquêtes seront terminées, les rapports seront remis au chef de police [... ] L’annonce d’aujourd’hui ne change rien dans notre profession et dans la culture du Service de police d’Ottawa, car c’est le même processus qu’on a déjà, a réagi, Matt Skof, président de l'APO.

Avec les informations de Samuel Blais-Gauthier et Estelle Côté-Sroka

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