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Situation économique : le pire reste à venir, selon Mario de Tilly

Innovation et développement économique Trois-Rivières

Innovation et développement économique Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Le directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario de Tilly, « ne pense pas que le pire soit passé », même si l’énoncé économique qu’il a présenté mercredi laissait entrevoir de meilleurs jours à l’horizon.

Un taux de chômage régional à la baisse, hausse du PIB canadien au dernier trimestre, bond des ventes au détail : plusieurs indices montrent que la situation économique tend à se rétablir. Mais la deuxième vague pourrait bien brouiller les cartes.

Pour entendre une entrevue avec Mario de Tilly à l'émission Toujours le matin, c'est ici.

La phase 2 va arriver et on sait que ça va toucher plus particulièrement, si je comprends bien, encore une fois l’industrie tertiaire (les services à la population). Il est évident que nos attentes en regard des paliers supérieurs vont être élevées. Sans une intervention assez agressive de leur part, on va se retrouver dans une situation assez problématique, indique M. de Tilly.

Mario De Tilly, directeur général Innovation et développement économique Trois-Rivières

Mario De Tilly, directeur général Innovation et développement économique Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Ce dernier avoue que les interventions pour soutenir les entreprises et le commerce lors de la première vague ont été nombreuses et qu’il ne reste plus beaucoup d’argent à distribuer. À l’heure actuelle, selon le directeur général, 1 million $ est disponible pour venir en aide aux commerçants.

Il va falloir qu’il y ait d’autres sources de fonds qui viennent nous appuyer dans ces démarches-là. Pour l’instant, si nous étions, comme la première fois, débordés de demandes et de requêtes, on ne pourrait pas à ce moment-ci répondre aux besoins du secteur commercial. Cependant, les deux paliers de gouvernement sont très sensibles et nous laissent entrevoir qu’ils seront là pour répondre aux besoins de nos industries, mais à ce stade-ci, non.

Un parcomètre sur la rue Notre-Dame centre à Trois-Rivières

Les commerçants et entrepreneurs devront être patients.

Photo : Radio-Canada

À savoir si IDE a été pris de court par la deuxième vague, M. de Tilly répond qu’il était persuadé qu’elle allait arriver, mais peut-être pas aussi rapidement. Mais non, nous n’avons pas été décontenancés.

De plus, un certain rattrapage technologique doit être effectué pour rencontrer les nouvelles habitudes de consommation des Québécois. Pour l’instant, une cinquantaine d’entreprises sont en démarche de numérisation, mais beaucoup de chemin doit encore être fait, selon Mario de Tilly.

Lorsqu’on voudra numériser l’ensemble des commerces de Trois-Rivières, ce sont des dizaines, voire des centaines, de millions qui vont devoir être dépensés par l’entreprise et par l’aide, mais ça va prendre plusieurs années avant d’y arriver.

Remplir les espaces libres

Le télétravail amènera certainement des entreprises à revoir à la baisse leurs besoins en espace pour des bureaux. Cette situation risque de laisser de grandes surfaces vacantes lors des renouvellements de baux commerciaux , peut-on lire dans l’énoncé d’IDE Trois-Rivières.

Une femme travaille avec un ordinateur portable sur une petite table devant sa cuisine.

Avec le télétravail, les entreprises auront besoin de moins d'espace.

Photo : CBC/Sebastian Leck

La Ville croit être en mesure de tirer son épingle du jeu pour offrir une alternative aux personnes qui choisissent de quitter les grands centres pour s’établir à Trois-Rivières.

IDE Trois-Rivières estime pouvoir profiter des taux d’intérêt bas pour accueillir des entreprises et ainsi combler les locaux vacants.

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