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La chasse traditionnelle bat son plein chez les Innus de la Basse-Côte-Nord

Trois hommes regardent un hydravion qui se pose sur une rivière.

Des résidents de Pakua Shipu regardent un hydravion atterrir.

Photo : Gracieuseté de Gervais Malleck

Comme chaque automne, des hydravions font présentement des aller-retour pour transporter des familles innues sur leur territoire de chasse.

Perpétuer la tradition

Ces voyages sur leur territoire visent à perpétuer le mode de vie innu raconte Gaston Bellefleur, coordonnateur des activités de trappe et de chasse à Unamen Shipu.

Il y a beaucoup d’aînés et de jeunes qui partent pour aller pratiquer des activités traditionnelles comme le trappage, la pêche et la chasse.

Gaston Bellefleur, coordonnateur des activités de trappe et de chasse à Unamen Shipu

C’est pour perpétuer les traditions que nos aînés enseignent aux jeunes. Comment dépecer les animaux à fourrures, comment les arranger, comment les nettoyer et comment monter une tente, donne comme exemple M. Bellefleur.

Pendant ces séjours de quelques semaines, la vie se déroule dans des tentes de type prospecteurs. N'apportant que des vivres de base, comme de la farine ou du thé, les groupes familiaux y vivent principalement de ce qu’ils chassent.

Un castor dans l'eau

Le castor, la perdrix et l'orignal seront notamment chassés, indique Gaston Bellefleur (archives).

Photo : Radio-Canada

Environ 140 membres de la communauté d'Unamen Shipu partent chaque année chasser sur leur territoire. C’est une activité encore très populaire, affirme Gaston Bellefleur.

L'exode annuel à Pakua Shipu

À Pakua Shipu près de la moitié des résidents quitteront le village dans les prochains jours.

Si les gens de Pakua Shipu partaient plusieurs mois à une certaine époque, aujourd’hui ils ne partent que quelques semaines, explique Gervais Malleck qui coordonne les vols pour les séjours de chasse.

Traditionnellement, ils faisaient ça en canot, mais là maintenant, c’est avec les moyens qu’on a. Maintenant, ils peuvent se rendre en avion. [...] C’est à cause des changements et du fait qu’on reste dans les communautés. Il y a l’école, il y a plusieurs facteurs qui ont incité les gens à réduire leurs activités traditionnelles. Il y a aussi le coût des fourrures qui n’est pas très avantageux maintenant, raconte M. Malleck.

Cinq personnes sur un quai s'apprêtant à embarquer dans un hydravion.

Les familles emportent avec elles tente et vivres de base.

Photo : Gracieuseté de Gervais Malleck

Le gibier qui n’est pas mangé sur place par les familles est souvent ramené dans le village et partagé lors d'événements communautaires, explique Gervais Malleck.

Pour la première fois, le conseil de bande sera fermé pendant une semaine cette année afin de permettre à ses employés de fréquenter eux aussi le territoire.

Aller dans le bois pour prévenir la propagation de la COVID-19

En parallèle de ces voyages en territoire qui ont lieu chaque année, le conseil de bande de Pakua  Shipu a mis sur pied un programme cette année pour inciter les familles à passer la semaine culturelle dans le bois, à proximité du village.

Certaines familles ont l’habitude de profiter de cette semaine de congé scolaire pour voyager à l’extérieur de la Basse-Côte-Nord. En raison de la pandémie de COVID-19, le conseil de bande souhaite que les familles demeurent dans la communauté pour éviter de contracter le virus.

On va leur fournir de la nourriture et du gaz pour qu’ils aillent dans le territoire autour de la communauté, précise M. Malleck.

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