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Déraillement au Nouveau-Brunswick : le sel a accéléré la corrosion des rails

Les pompiers et des agents de la GRC sont sur place.

Le train de VIA Rail le 4 avril 2019 à Coal Branch, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Un rapport sur l’enquête d’un déraillement de 2019 au Nouveau-Brunswick menée par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a été rendu public mercredi. L’organisme indépendant s’est dit préoccupé par le manque d’exigences en matière d’inspection de l'âme du rail aux passages à niveau.

Le manque d’évaluation de cette partie centrale du rail, située entre le patin et le champignon, est noté dans un rapport.

C’est le 4 avril 2019 vers 12 h 35 qu’un train de VIA Rail Canada a déraillé près de Coal Branch, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

L’enquête a permis de déterminer que le déraillement s’est produit lorsque le rail s’est rompu sous le train alors que ce dernier traversait le passage à niveau du chemin Lakeville, peut-on lire dans le communiqué du BST.

La corrosion de l’âme du rail nord au passage à niveau est responsable de l’incident. Selon l’organisme indépendant, cette partie du rail s’est amincie en raison de la corrosion. À un point tel qu’elle ne pouvait plus supporter les forces normales exercées par le train et qu’elle s’est progressivement fracturée sous le train.

Train de Via Rail immobile sur la voie ferrée au Nouveau-Brunswick le 5 avril 2019.

Trois passagers avaient subi des blessures mineures lors du déraillement du 4 avril 2019.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Si les conditions environnementales, dont les effets du sel épandu sur la route en hiver, ont accéléré la corrosion de l’âme du rail, le BST est inquiète de ce cas de figure.

Elle indique l’importance des évaluations par intervalles appropriées de l’âme du rail, surtout aux passages à niveau, zones plus vulnérables puisque l’âme du rail est cachée par la surface du passage.

Les dispositions actuelles en matière d’inspection de la voie aux passages à niveau ne comprennent pas l’obligation d’évaluer la corrosion de l’âme du rail.

L’organisme indépendant est inquiet que d’autres passages à niveau de la province puissent entraîner des ruptures du rail en service, et recommande une surveillance accrue.

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