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Le gouvernement Legault doit réquisitionner les laboratoires privés, dit QS

« Compensons-les justement, mais imposons nos conditions et demandons au privé de travailler pour le bien commun », plaide Gabriel Nadeau-Dubois.

Une longue file de personnes.

Beaucoup de gens qui veulent un test de dépistage doivent patienter longtemps, comme cela a été le cas plus tôt cette année pour une clinique ouverte à l’hôpital Hôtel Dieu.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Québec solidaire (QS) demande au gouvernement Legault de « réquisitionner » des laboratoires privés pour accroître la capacité de dépistage de la COVID-19 dans la province et accélérer la transmission des résultats.

Selon son co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois, cela est possible en vertu du décret proclamant l'urgence sanitaire, déjà utilisé, par exemple, pour suspendre des dispositions des conventions collectives des employés du réseau de la santé.

À l’heure actuelle, affirme le parti, des laboratoires privés diffusent des publicités en ligne pour offrir aux Québécois de passer un test de dépistage et d’en recevoir le résultat en 24 heures, moyennant plus de 200 $, ce qui crée du coup un système à deux vitesses.

Il y a des riches qui coupent la file du dépistage parce qu’ils ont les moyens de se payer un test en 24 h dans des laboratoires privés. Il n’est pas question que ça continue, a asséné M. Nadeau-Dubois en conférence de presse.

Nous, ce qu’on vous dit c’est : il n’est pas question de négocier avec le privé. Compensons-les justement, mais imposons nos conditions et demandons au privé de travailler pour le bien commun.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Selon le porte-parole de QS en matière de santé, Sol Zanetti, il est légitime et nécessaire de réquisitionner les capacités des laboratoires privés pour augmenter de façon drastique la capacité de dépistage, à l’heure où la deuxième vague de la COVID-19 est en cours.

Gabriel Nadeau-Dubois et Sol Zanetti.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et le porte-parole du parti en matière de santé, Sol Zanetti, en conférence de presse, mercredi, à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Ça permettrait d’uniformiser la gestion des ressources de dépistage, d’augmenter notre capacité de tests, et éviter le délestage des autres besoins du réseau de la santé, d’autres tests qui sont sur la glace, des tests sur le VIH, les ITSS et certains cancers, a-t-il plaidé.

En temps de guerre, il est arrivé que des gouvernements réquisitionnent des infrastructures industrielles pour les mettre au service de la guerre. Là, on est dans une guerre contre la COVID-19.

Sol Zanetti, porte-parole de QS en matière de santé

Selon M. Zanetti, le gouvernement pourrait même aller jusqu’à réquisitionner des laboratoires de compagnies pharmaceutiques, ou d’autres, utilisés dans le milieu agricole.

Québec solidaire n’a cependant pas été en mesure de dire combien de laboratoires pourraient être réquisitionnés, de combien la capacité de dépistage serait augmentée, ni combien cela coûterait au gouvernement d’agir de la sorte.

Ça va coûter pas mal moins cher que les vies humaines qu’on va perdre si on ne le fait pas. Ça va coûter pas mal moins cher que de le faire avec des contrats à des compagnies privées qui chargent 260 $ le test quand on sait que ça coûte 20 $ au public, a répliqué M. Zanetti.

Le gouvernement Legault n’a pas répondu à la proposition de Québec solidaire.

La cheffe libérale, Dominique Anglade, n’a pas écarté l’idée d’emblée, mais a indiqué qu’il fallait connaître la capacité des laboratoires et les coûts d’une telle opération avant de se prononcer.

Tout ce qui peut permettre d’améliorer la question des tests, la question du dépistage, il faut le regarder. Maintenant, est-ce que c’est la bonne manière de le faire? s’est-elle demandé.

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