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Le Nouveau-Brunswick pourrait revoir sa liste de symptômes de la COVID-19

Un enfant dans les bras d'une femme près d'une porte d'entrée.

Une femme et une enfant devant un centre de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Depuis la rentrée scolaire, la demande pour les tests de dépistage de la COVID-19 a augmenté en flèche au Nouveau-Brunswick, selon la médecin hygiéniste en chef de la province. Afin de désengorger le système de santé, les autorités sanitaires examinent l’idée de supprimer certains symptômes de la liste de dépistage du nouveau coronavirus.

Selon le ministère de la Santé, 43 % des personnes testées pendant les deux premières semaines complètes de cours avaient moins de 20 ans.

La similarité entre les symptômes du rhume et de la COVID-19, notamment l'écoulement nasal, le mal de gorge et les maux de tête, a ralenti le processus de test du nouveau coronavirus selon la Dre Jennifer Russell.

Je sais qu'il y a un certain niveau de confusion et, encore une fois, nous y travaillons, a déclaré la médecin hygiéniste en chef, ajoutant que la liste de contrôle pourrait être revue en cas de hausse marquée d’infections.

Dre Jennifer Russell, médecin-hygiéniste en chef.

Dre Jennifer Russell, médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les autorités de la santé en Colombie-Britannique, qui ont raccourci la liste des symptômes la semaine dernière. Les maux de gorge, le nez qui coule ou qui est bouché, les maux de tête, la fatigue, la perte d’appétit et les douleurs musculaires ou abdominales ont été supprimés de la liste de contrôle quotidienne dans cette province de l’ouest du Canada.

Il s'agissait d'une recommandation de la Santé publique visant à supprimer certains des symptômes, étant donné la très faible probabilité que ces symptômes indiquent à eux seuls la présence de la COVID, a déclaré le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique dans un communiqué envoyé à CBC.

Des temps d’attente trop longs depuis la rentrée

La Dre Russell a affirmé que la Santé publique a déjà embauché du nouveau personnel et augmenté les heures de travail afin d’accélérer le processus de dépistage depuis la rentrée. Dorénavant, la priorité est donnée aux rappels des enfants.

Nous sommes satisfaits de la situation actuelle, mais je pense qu'à mesure que nous avancerons dans un calendrier où les risques seront plus élevés en matière de nombre de cas, qui pourrait augmenter, comme nous le constatons dans tout le pays, nous devrons en discuter, a dit la Dre Russell en entrevue avec CBC mardi après-midi.

Les écoles sont tenues de renvoyer les élèves chez eux lorsqu'ils présentent deux symptômes ou plus de COVID-19. Ces enfants sont alors tenus de s'y isoler jusqu'à ce qu'ils reçoivent un test négatif.

La Santé publique se donne pour objectif de rappeler les patients dans un délai de 72 heures après un test. La Dre Jennifer Russell reconnaît que le temps d’attente actuel peut dépasser cet objectif.

La médecin hygiéniste en chef a déclaré que la capacité de dépistage du Nouveau-Brunswick est là où nous voulons qu'elle soit, mais que le délai de notification des résultats des tests s'est enlisé en raison de l'augmentation de la demande.

Le Dr Chris Goodyear, président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, reconnaît pour sa part que la nouvelle année scolaire pose des défis pour tous.

Nous soutenons les efforts continus de la Santé publique pour que l'année scolaire soit aussi sûre que possible pour toutes les personnes en cause, y compris une éventuelle rationalisation des tests , a-t-il dit.

Le cas de Heidi

L’introduction d’un nouvel outil d’aiguillage en ligne ainsi que l’augmentation des effectifs et des heures d’ouverture de certains centres d’évaluation ont fait qu’une grande majorité des rendez-vous sont fixés dans un délai de 24 heures, selon le ministère.

Ces améliorations garantiront qu’une majorité des résultats de tests devraient être communiqués dans un délai maximum de trois à cinq jours. Mais ce fameux nouvel outil de dépistage n’accélère pas la donne pour tous.

Plusieurs parents témoignent du contraire. Heidi Cyr, de Fredericton est l’une d’elles. Cette mère a dû attendre près d’une semaine après avoir rempli l’outil en ligne pour que son fils puisse obtenir un test. On a attendu, attendu, attendu, on n'a jamais eu d’appel. J'étais inquiète, parce qu'il était très malade, a-t-elle confié.

Selon plusieurs parents, une révision de la liste de symptômes s’impose. Allergie, rhume, grippe : on arrive en pleine saison, a fait observer Chantal Varin, directrice générale de l’Association des parents du Nouveau-Brunswick.

Le plus rapidement ont peut procéder avec les résultats de tests, le mieux c’est pour tous , a-t-elle ajouté.

Un défi supplémentaire pour les enseignants

Les absences à l'école causent aussi des maux de tête aux enseignants, qui doivent revoir la planification des devoirs et des travaux pour s'assurer que tous les élèves puissent apprendre au même rythme.

Une classe vide avec, en avant-plan, une bouteille de désinfectant.

Une classe vide avec, en avant-plan, une bouteille de désinfectant.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À mesure que les semaines avancent, on réalise que les jeunes doivent de temps en temps rester à la maison pour des symptômes qui sont identifiés , a affirmé Marc Pelletier, directeur général du District scolaire francophone Nord-Est (DSFNE) C'est certains que de ce côté-là, on a des absences.

Pour Marc Pelletier, revisiter la liste des symptômes d’absences pourrait éviter que les élèves ne soient pas absents pour des symptômes plus minimes , ce qu’il espère, pourrait aider les écoles.

Ailleurs au Canada

Il n’y a pas que le Nouveau-Brunswick qui doit s’adapter à l’engorgement du système de santé depuis la rentrée. Des méthodes pour éviter la confusion entre la COVID-19 et d’autres maladies sont en cours dans tout le Canada.

Par exemple, les autorités sanitaires du Yukon ont récemment mis au point un système de code de couleurs pour aider les parents. Le vert signifie que l’enfant ne présente aucun symptôme, ou seulement des symptômes d'une maladie déjà diagnostiquée. Il peut alors aller à l’école.

Le jaune signifie qu'un enfant présente certains symptômes, et qu'il doit rester à la maison pendant 24 heures pour voir si les symptômes disparaissent. Il s'agit d'un écoulement nasal, de fièvre, de fatigue, de maux de gorge, de vomissements ou de diarrhée.

Si un enfant a un écoulement nasal ou une congestion qui persiste, mais qui ne s'aggrave pas, cela signifie qu'il peut retourner à l'école après 24 heures, tant qu'il n'a pas d'autres symptômes.

Les vomissements ou la diarrhée justifient toutefois de garder les élèves à la maison jusqu'à ce que ces symptômes aient disparu.

Les symptômes rouges comprennent la toux, la fièvre, l'essoufflement ou la difficulté à respirer, et la perte du goût ou de l'odorat.

Avec les informations de CBC, de Wildinette Paul et de Rose St-Pierre

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