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Constant Awashish dénonce le racisme à l’hôpital de Joliette

Le grand chef et président du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish.

Le grand chef et président du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Radio-Canada

Les images de Joyce Echaquan, morte à l’hôpital de Joliette peu après que des membres du personnel soignant lui eurent lancé des insultes, témoignent du racisme qui sévit au Centre hospitalier de Lanaudière.

C’est du moins le constat qu’en fait le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, qui a dénoncé la situation mercredi sur les ondes de l'émission Toujours le matin. Pour lui, ces images, captées par vidéo et diffusées en direct sur Facebook, font écho aux plaintes que plusieurs personnes de sa communauté lui ont faites par le passé concernant l'existence de mauvais traitements dans ce centre hospitalier.

À la vue de cette vidéo, il note que les gens des Premières Nations ont matière à se questionner. Les images viennent appuyer plusieurs témoignages voulant que des personnes autochtones ont vécu des expériences inconfortables à l'hôpital de Joliette, fait-il valoir.

La vidéo est claire, selon lui.

Ils se sont fait prendre en flagrant délit. On ne peut pas nier les propos qui ont été tenus à l’endroit de Mme Echaquan.

Constant Awashish, grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw

M. Awashish ajoute que quiconque doit pouvoir avoir recours à des services professionnels et respectueux et qu’en aucun cas on ne s’attend à se faire rabaisser et à faire rire de soi par le personnel soignant.

Joyce Echaquan sourit à la caméra.

Joyce Echaquan, une jeune Atikamekw de Manawan, est morte dans des circonstances troubles à l'hôpital de Joliette. Peu de temps avant, elle avait filmé et diffusé en direct ses appels à l'aide tandis qu'une infirmière tenait des propos désobligeants à son endroit.

Photo : Image fournie par la famille

Pour moi, il est clair que les propos désobligeants pour madame Echaquan sont dus à son origine. C’est arrivé trop souvent.

Il rappelle à cet effet que le rapport de la commission Viens, publié l’an dernier, avait dénoncé les pratiques discriminatoires envers les Autochtones dans les services publics au Québec.

Maintes fois, des membres de la communauté se sont plaints des services reçus, souligne M. Awashish.

Beaucoup de gens ont parlé de services reçus dans lesquels il y avait eu des propos désobligeants à leur égard, des services pendant lesquels ils se sentaient dans une situation inconfortable. Pour moi, c’est clairement dû à du racisme, souligne Constant Awashish.

Le grand chef considère que pour remédier à ce genre de situations, les solutions doivent passer par l’éducation, la sensibilisation et la formation des gens qui ont à donner des services publics aux gens provenant des Premières Nations.

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