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Les francophones de Cumberland craignent le redécoupage proposé de leur quartier 

Des gens s'entretiennent à la porte d'une maison.

Des habitants de Cumberland s'inquiètent du redécoupage de leur quartier.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Certains habitants du quartier le plus à l'est d'Ottawa disent craindre que leur voix francophone et rurale ne soit diluée si leur quartier est fusionné avec le quartier rural d’Osgoode lorsque la carte électorale de la ville aura été redécoupée.

Les candidats à l'élection partielle en cours à Cumberland confirment qu'ils ont entendu des électeurs leur parler de l'examen des limites du quartier de la ville et de ses conséquences potentielles pour le quartier.

Celui qui va remporter le vote le 5 octobre se battra probablement pour sa réélection dans deux ans, afin de représenter une région qui sera bien différente.

C'est parce que les six propositions en jeu proposent de séparer la partie actuelle de la banlieue d'Orléans pour en faire un quartier indépendant. La bande rurale de Cumberland serait fusionnée avec le quartier Osgoode au sud-ouest.

Carte montrant les limites des quartiers d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La sixième option de redistribution des quartiers d'Ottawa, présentée en août 2019, propose de fusionner la partie rurale du quartier Cumberland avec le quartier Osgoode existant, vu ici comme W6-1. Toutes les options montrent un quartier rural qui s'étend de la rivière des Outaouais à l'est, au sud jusqu'à la rivière Rideau.

Photo : Ville d'Ottawa

Non seulement cela réduirait le nombre de représentants ruraux au conseil, de quatre à trois, mais cela laisserait également un seul conseiller pour représenter un immense quartier de plus de 800 kilomètres carrés, selon certains habitants.

Linda Dunn s'inquiète pour le conseiller qui devra représenter une douzaine de villages ruraux et encore plus d'associations communautaires.

Pouvez-vous imaginer cette pauvre personne qui devra représenter cela? Cela défie la logique, a déclaré Mme Dunn, qui était elle-même conseillère et maire adjointe du comté de Cumberland avant la fusion.

Perte d’une voix francophone

Les francophones s'inquiètent également de ce que cela va signifier si la section rurale de Cumberland est absorbée par son voisin majoritairement anglophone, qui comprend les villages de Greely, Metcalfe et Osgoode.

Nous perdrons une partie de notre voix dans la communauté et au conseil municipal d'Ottawa, a déclaré Caroline Etter, présidente de l'Association communautaire de Sarsfield, qui trouve que les services bilingues de la Ville sont déjà insuffisants.

Cela n'a aucun sens, a reconnu Francis Drouin, député de Glengarry-Prescott- Russell.

M. Drouin s'adresse aux médias sur une estrade.

Le député de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Le député Drouin note que le gouvernement municipal est censé être le niveau le plus près de la population, mais il ne voit pas comment un si grand quartier pourrait représenter correctement des résidents et leurs voix.

L’équipe de consultants qui a analysé le redécoupage avait noté en août qu'un nouveau quartier Osgoode-Cumberland ne serait pas beaucoup plus grand que l'actuel West Carleton-March à 765 kilomètres carrés, ou Rideau-Goulbourn à 728 kilomètres carrés.

L'impact de la pandémie

Mme Dunn et Mme Etter sont toutes les deux frustrées que la Ville envisage des changements en pleine pandémie et alors qu’il n'y a pas de conseiller élu pour informer les gens.

La Ville a tenu des consultations l'hiver dernier, mais les a suspendues en raison de la pandémie de la COVID-19. Les consultations tenues ce mois-ci ont été réalisées par vidéoconférence, ce qui, selon les critiques, ne convient pas aux personnes habitant en milieu rural disposant de mauvaises connexions Internet.

Avec près de 52 000 habitants, la population croissante de Cumberland est plus importante que celle des autres quartiers. Cependant, un quart seulement de ses habitants vit en zone rurale, et les consultants ont soulevé le fait que leur voix est noyée par les inquiétudes d'une banlieue en croissance.

Mais Mme Dunn rétorque que les gens de la campagne font leurs achats et vont à l'école à Orléans. Elle a dit qu'il est faux de proposer la redistribution des quartiers en se basant sur l'idée que les résidents ruraux font des choses rurales et les citadins font des choses urbaines.

L'ancien conseiller de Cumberland, Stephen Blais, a déclaré que représenter à la fois les intérêts des banlieusards et ruraux pendant une décennie était un équilibre délicat, mais il ne pense pas non plus que les habitants de Navan et d'Osgoode partagent un lien.

Il y a déjà un déséquilibre entre l'est et l'ouest à Ottawa, et l'ajout d'un autre élu à l'ouest ne fera que diminuer les voix dans l'est, conclut M. Blais.

Avec les informations de Kate Porter

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