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Controverse sur un poème pro-choix à Fredericton

Hôtel de ville de Fredericton.

Certains conseillers ont jugé que le poème était trop politique et inapproprié, d'autres ont plutôt affirmé qu'il reflétait l'humeur des résidants.

Photo : CBC / Daniel McHardie

La Presse canadienne

Le conseil municipal de Fredericton envisage de mettre fin à la coutume d'ouvrir les assemblées publiques avec un poème après que la poète lauréate de la ville ait lu des vers sur l'avortement lors d'une réunion lundi soir.

La poète lauréate Jenna Lyn Albert a déclenché une controverse lorsqu'elle a lu un poème sur une expérience personnelle d'avortement, rédigé par l'écrivaine d'Ottawa Conyer Clayton.

Certains conseillers ont jugé que le poème était trop politique et inapproprié, d'autres ont plutôt affirmé qu'il reflétait l'humeur des résidants et qu'il était opportun étant donné la fermeture prévue de l'un des rares fournisseurs d'avortement de la province.

Le conseiller Dan Keenan estime que le conseil municipal devrait réfléchir à cette coutume, qui est devenue selon lui une occasion « d'activisme politique ».

Le comité de gouvernance de la Ville se penchera sur la question.

Jenna Lyn Albert dit avoir choisi ce poème en raison de la fermeture prévue de la Clinique 554, ce qui laisserait aux femmes du Nouveau-Brunswick seulement trois options en milieu hospitalier pour avoir accès aux services d'avortement.

Je pense qu'il est toujours important d'utiliser n'importe quelle plateforme qu'un artiste peut avoir pour résoudre des problèmes qui concernent vraiment la communauté, a-t-elle affirmé en entrevue.

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