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Trois administratrices « pro-Bondil » élues au C. A. du MBAM

Nathalie Bondil au micro de Catherine Perrin.

L'ex-directrice du MBAM, Nathalie Bondil.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Michel de la Chenelière a fait les frais mardi soir du renvoi controversé de Nathalie Bondil comme directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).

L'ancien président du conseil d'administration, qui était en poste au moment du congédiement de Mme Bondil, a échoué à se faire réélire au C. A., aujourd'hui présidé par l'homme d'affaires Pierre Bourgie.

En tout, quatre sièges d'administrateur étaient en jeu pour des mandats de trois ans.

Trois candidates qui s'étaient présentées comme « pro-Bondil » ont été élues, soit la fondatrice de La gouvernance au féminin, Caroline Codsi; l'avocate Valentine Goddard; et l'historienne de l'art Claudette Hould.

Seule leur camarade avocate Lydie Olga Ntap n'a pas eu la même chance.

Un désaveu

Il s'agit d'un dur coup pour les membres du comité de mise en candidature, présidé par l'ancien sénateur Serge Joyal.

Ce comité avait proposé quatre candidatures, dont celle de Michel de la Chenelière. Or, une seule d'entre elles a été retenue, soit celle de Sylvie Demers, présidente Direction du Québec du Groupe TD, qui siégeait déjà au conseil.

J. Serge Sasseville, avocat, et Rémi Quirion, scientifique en chef du Fonds de recherche du Québec, ont également mordu la poussière.

L'assemblée s'est tenue de manière virtuelle devant plus de 1700 personnes, qui ont pu prendre part au scrutin en direct. Le MBAM compte environ 100 000 membres, dont 53 000 avaient le droit de vote.

Le MBAM dans la tourmente

À titre de président du C. A. au moment du renvoi de Nathalie Bondil, Michel de la Chenelière avait défendu la décision du conseil sur toutes les tribunes en expliquant avoir agi pour le bien des employés du musée, qui avaient formulé de nombreuses plaintes à l'endroit de la conservatrice en chef.

En prenant la parole mardi soir, M. de la Chenelière a d'ailleurs commenté un rapport indépendant publié la semaine dernière qui a confirmé, selon lui, que les membres du conseil ont agi de bonne foi, en faisant primer l’intérêt du MBAM et l’obligation de se conformer à ses obligations envers les employés.

L'assemblée a par ailleurs permis au C. A. de confirmer que Pierre Bourgie agira désormais à titre de président. C'est lui qui mènera le processus visant à embaucher une nouvelle personne pour diriger le musée.

Des circonstances exceptionnelles

L'élection des membres du conseil d'administration du MBAM n'est habituellement pas un exercice médiatisé. Mais les circonstances entourant le renvoi de Nathalie Bondil ont largement défrayé la chronique, tant au Québec qu'à l'international, ce qui a braqué les projecteurs sur l'assemblée générale annuelle de mardi soir.

Jeudi dernier, un rapport indépendant sur la gestion et la gouvernance de l'institution avait validé les constats d’une firme externe ayant rapporté plus tôt cette année une dégradation importante et multifactorielle du climat de travail.

C’est le rapport de cette firme, Le cabinet RH, qui avait poussé le conseil d’administration du musée à remercier Nathalie Bondil, qui poursuit maintenant son ex-employeur pour deux millions de dollars, et ce, même si une centaine d’employés ont publié le mois dernier une lettre ouverte pour dénoncer le climat malsain qui prévalait sous sa gouverne.

Le renvoi de la principale intéressée, qui dirigeait le MBAM depuis 2007, a créé une onde de choc parmi ses membres. Une centaine d'entre eux ont notamment réclamé la tenue d'une assemblée extraordinaire pour en débattre, mais cette demande a été refusée par le conseil d'administration.

Nathalie Bondil a toujours soutenu – et soutient encore – avoir été congédiée après avoir refusé d'approuver la nomination de Mary-Dailey Desmarais au poste de directrice de la conservation.

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