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Un commerce de London pris en grippe par des militants anti-masque

Deux personnes portent un masque sur un trottoir

Melissa Parrott et Troy Hutchison devant leur magasin de disques.

Photo : Radio-Canada / Gary Ennett/CBC News

Radio-Canada

Grooves Records, un magasin de ventes de disques de London en Ontario, est la cible de commentaires négatifs en ligne. Cela fait suite à un incident provoqué la semaine dernière par un client qui refusait de porter un masque et qui s’est vu interdire l'entrée du magasin par les employés.

En juillet dernier les autorités de la santé de London ont rendu obligatoire le port du masque à l’intérieur des commerces pour lutter contre la pandémie. Grooves Records a alors mis sur pied différentes facilités d’achat pour sa clientèle comme la livraison gratuite ou encore la récupération des achats à l’entrée du magasin. En dépit de cela, un client a tenté d’entrer dans le commerce sans masque.

Nous lui avons proposé toutes les options disponibles pour les personnes qui ne peuvent entrer dans le magasin parce que nous souhaitons accommoder tout le monde, mais il ne voulait d’aucune de ces options, explique Troy Hutchison, propriétaire de Grooves Records.

Le jour suivant, cette personne est revenue avec un petit groupe d’individus qui refusaient de porter des masques. L’employé qui leur demandait de se conformer aux règles est d’ailleurs immunodéprimé, explique M. Hutchison. 

Quand j’ai vu ce qui se passait, ça m'a mis en colère. Je leur ai crié dessus. J’ai juré. Nous avons appelé la police

Troy Hutchison

Répercussions

Le groupe d’individus a enregistré la vidéo de l’incident et l’a ensuite postée sur les médias sociaux. Après cela, Grooves Records a commencé à recevoir des évaluations négatives sur les sites d’évaluation en ligne. Nous faisons tout ce qui est possible pour fournir un bon service. Qu’un jour arrive où tout cela est détruit, c’est assez décourageant, précise M. Hutchison.

Il existe des exemptions à l’obligation du port du masque mis en place par la ville. Elles ne sont toutefois valables que pour les personnes avec des antécédents médicaux et pour les enfants de moins de douze ans.

S’il comprend tout à fait que certaines personnes ne puissent pas porter de masque en raison de leur état de santé, le maire suppléant Jesse Helmer s'oppose à ceux qui désobéissent aux mesures de santé publique. L’idée que des groupes de gens se promènent ensemble et sans masque est une très mauvaise idée en plein milieu d’une crise sanitaire. Donc, je pense qu’il faut que ces gens arrêtent ces absurdités et cessent de faire ce genre de choses.

Il y a des gens qui errent en quelque sorte à la recherche de conflit parce qu’ils n’aiment pas le règlement relatif aux masques. (...) Ces gens devraient trouver mieux à faire de leur temps, ajoute-t-il.

Vague de soutien

M. Hutchison indique qu’une vaste majorité d’habitants de London acceptent de porter le masque ou d’opter pour une autre formule d’achat lorsqu’ils ne peuvent pas mettre de masque.

Il ajoute que le groupe d’anti-masques auquel il a eu affaire n’est pas le reflet du type de clientèle que son magasin reçoit depuis le début de la pandémie.

Son magasin a même reçu le soutien de nombreuses personnes qui ont inondé les sites d’évaluation en ligne de Grooves Records d’évaluations positives.

Je me suis réveillé avec littéralement une centaine de nouvelles critiques sur Facebook de clients locaux qui étaient toutes positives, exprimant de l’amour pour Grooves, dit-il.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC News

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