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Leçons de l’élection au Nouveau-Brunswick pour la Saskatchewan

Le Nouveau-Brunswick a adopté une série de mesures sanitaires pour éviter les transmissions.

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Des électeurs font la file pour voter.

Election BC consulte son homologue au Nouveau-Brunswick, première province canadienne à tenir des élections en temps de pandémie.

Photo : Radio-Canada / Michael Wilson

La Saskatchewan est la troisième province canadienne à entrer en campagne électorale en pleine pandémie de COVID-19. Toutefois, à la lumière de l'expérience néo-brunswickoise, il semble possible d'organiser une élection sécuritaire tant pour les électeurs que pour les candidats.

Le taux de participation aux élections du Nouveau-Brunswick, qui ont eu lieu le 14 septembre dernier, a été de 66,14 % sans éclosion de cas de COVID-19. Ce taux de participation a été sensiblement le même qu'en 2018 (66,4 %).

La province de l’Atlantique avait mis en place une série de mesures sanitaires pour s’assurer de la sécurité des personnes qui se sont rendues aux urnes. Des travailleurs supplémentaires ont été embauchés pour nettoyer les bureaux de vote afin d’éviter toute éclosion, et les électeurs devaient se laver les mains tout en respectant la distanciation physique.

Le directeur général adjoint d’Élections Nouveau-Brunswick, David Owens, est satisfait des mesures et du déroulement du vote. Il affirme toutefois que l’organisation a appris certaines choses au cours de cette élection bien spéciale.

La plus importante : se préparer à une plus forte participation au vote par anticipation. Au Nouveau-Brunswick, environ 52 % des bulletins de vote ont été déposés avant le jour de l’élection. Face à ce constat, David Owens conseille aux autres provinces de s’assurer d'ouvrir plus de bureaux de vote par anticipation.

David Owens.

David Owens, directeur général adjoint d'Élections Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / PIERRE RICHARD

La seconde leçon concerne le vote par la poste pour lequel les électeurs doivent faire une demande écrite et signée.

Le processus de vote par la poste n’est pas nécessairement efficace. Ce n’est pas bon lorsqu’un grand nombre d’électeurs le demandent. Et, pour les aînés dans les foyers de soins, c’est la seule méthode que nous avons trouvée et c’est plus compliqué pour ces électeurs.

David Owens, directeur général adjoint, Élections Nouveau-Brunswick

Les instructions ont été mal comprises dans certains foyers de soins, et il était aussi difficile de voter ainsi sans accès à une imprimante, ce qui a pu nuire à la participation. Élections Nouveau-Brunswick fera des recommandations afin de changer la loi électorale pour offrir une plus grande flexibilité aux électeurs.

Élections Saskatchewan 2020

Moins de poignées de main, plus de réseaux sociaux

Il n’y a pas que le déroulement du vote qui est perturbé par la pandémie. Sans soupers spaghetti, foires agricoles ou rencontres communautaires, les candidats ont dû trouver d’autres façons de rejoindre l’électorat.

C’est le défi auquel a fait face le député libéral Benoît Bourque, qui représente la circonscription de Kent-Sud depuis 2014. À défaut de pouvoir faire autant de rencontres en personne avec les électeurs, son équipe a décidé de concentrer ses efforts en ligne.

On le faisait déjà avant, mais il a fallu le monter d’un cran cette fois-ci. Ça a été à la fois positif, mais ça vient aussi avec des défis. C’est très intense au niveau du temps parce que, quand on met quelque chose de sensible sur les réseaux sociaux, ça fait réagir.

Benoît Bourque, député de Kent-Sud

L’importance des médias sociaux a rendu cette campagne plus agressive à ses yeux en raison du ton de certains commentaires en ligne et de la présence de trolls en ligne.

Benoît Bourque.

Benoît Bourque, député de Kent-Sud.

Photo : Radio-Canada

Le changement s’est aussi vu dans le porte-à-porte qui est, en temps normal, la base du travail d’un candidat. En raison de la pandémie, les partis politiques ont toutefois dû décider s’ils allaient permettre ou non ce moyen traditionnel d'aller chercher le vote. Le Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a d'ailleurs interdit à ses candidats de faire du porte-à-porte.

Benoît Bourque estime que cela ne l’a pas empêché de créer un lien avec les électeurs, mais il lui a fallu changer d’approche. Il dit avoir rencontré des gens dans les parcs et les lieux publics et se rendre dans les entreprises et les commerces.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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