•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce qu'Edmonton retient de la bulle de la LNH

Des joueurs de hockey qui pratiquent sur la glace, sont vus en simultané sur l'écran géant de la place Rogers.

Aucun cas de COVID-19 n'a été signalé durant les séries.

Photo : Patrick Henri

Radio-Canada

L’heure est au bilan alors qu’une page se referme sur les bulles des séries éliminatoires de la LNH. Et, si certains joueurs disent ne pas vouloir revivre cette situation en 2021, voici que des acteurs d'Edmonton retiennent de ce passage marqué de sportifs de haut niveau.

Je suis très reconnaissant d’avoir eu l'occasion d’être entré [dans la bulle] et de l'avoir fait, se réjouit le propriétaire du salon de coiffure Weekly Trim True, Craig Boa.

Son salon, situé dans le bâtiment Mercer Warehouse, en face de la Place Rogers, a été choisi par la LNH pour offrir des coupes de cheveux aux personnes à l’intérieur de la bulle.

On a vu une augmentation de la clientèle parce que j’y étais, explique-t-il. Non pas parce que mon salon est situé au centre-ville, mais parce que j’ai été chanceux de bénéficier du travail qu’a fait la LNH qui a publié des informations à mon sujet sur ses médias sociaux.

Il croit que la situation est différente pour les autres entreprises qui n’ont pas été approchées par la LNH, car l’événement n’a pas suscité l’engouement au centre-ville que certaines personnes espéraient en raison du choix d’Edmonton comme une des villes-bulles de la LNH.

Nous avons en quelque sorte profité du mieux que nous pouvions en tant qu'entreprise pour promouvoir le fait que j'étais là-bas dans le cadre d'une occasion aussi unique, dit-il.

Les gens que j’ai rencontrés, se faire appeler par Gary Bettman, être sur leur page [Instagram] avec 4,3 millions d’abonnés. Toutes ces choses étaient uniques.

Craig Boa, propriétaire, Weekly Trim True

Bilan positif, selon les Oilers

Du côté du groupe Oilers Entertainment, son vice-président principal des opérations, Stu Ballantyne, dresse un bilan positif.

Selon lui, les tests de dépistage à l'intérieur de la bulle ont bien fonctionné, puisqu'il n'y a eu aucun cas de COVID-19 en son sein. Il admet cependant que le plus grand défi a été le déplacement des 12 équipes à travers les installations sportives de la ville.

Il a constaté le peu d’engouement au centre-ville d’Edmonton et croit que cela est dû au fait que l'intérêt de la population locale a baissé après la défaite de son équipe.

Selon lui, le groupe envisage de raconter le déroulement de cette compétition à d’autres organisations sportives. L’entreprise envisage par ailleurs de tenir le Championnat du monde de hockey junior en décembre.

La prochaine étape consistera, pour la Ligue, à évaluer la rentabilité des séries.

Nous sommes impatients de revoir nos amateurs de hockey. Nous voulons que les gens sortent au centre-ville et profitent de la vie de hockey.

Stu Ballantyne, vice-président senior des opérations, Oilers Entertainment Group

Peu rentable, selon un expert

Je pense certainement que c’était bon pour la communauté, dit Dan Mason, professeur en gestion du sport à l’Université de l’Alberta. Il croit que cela a permis de dévoiler Edmonton sous un bon jour, même s’il n’a pas engendré les retombées économiques que certaines personnes prévoyaient.

Je pense que les entreprises dans les bulles s’en sont bien sorties, explique-t-il, ajoutant qu’on ne peut pas en dire autant de celles qui n’en faisaient partie et pour qui la tenue de l'événement est presque passée inaperçue.

La bulle était si bien contenue qu’on ne l’a pas nécessairement vécu.

Dan Mason, professeur en gestion du sport à l’Université de l’Alberta

Selon Dan Mason, la LNH peut se féliciter d’avoir réussi son pari dans un contexte de pandémie, mais cela ne signifie pas que la formule de la bulle peut fonctionner à l’avenir.

L'idée d'étendre ce modèle à toute une saison est une équation bien différente, principalement pour une entreprise axée sur les revenus, comme la LNH, dit-il.

En générant moins de revenus avec cette formule, la Ligue pourrait avoir de la difficulté à rémunérer ses joueurs, ce qui pourrait nuire à ses activités à long terme, ajoute-t-il.

Les revenus qui vont pouvoir être générés ne seront pas les mêmes. Il y aura certainement des gens qui regarderont à la télévision, mais s’ils ne sont pas en mesure de générer les mêmes revenus, ils ne peuvent pas rémunérer de la même faç0n leurs joueurs, dit-il. Et, donc, cela devient un peu plus compliqué.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !