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Le CISSS de la Côte-Nord explique pourquoi la région est passée au jaune

Un homme marchant avec un masque à la main est photographié de dos.

Le CISSS a expliqué les raisons du changement d'alerte, lors d'une conférence de presse, mardi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Lors de son point de presse hebdomadaire, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a justifié le passage de la région au niveau d'alerte jaune même si seulement trois cas actifs de COVID-19 sont répertoriés dans la région.

Le médecin-conseil en santé publique Richard Fachehoun a indiqué que trois groupes d'indicateurs ont été utilisés pour déterminer le niveau d'alerte de la région : le nombre de cas enregistrés, le contrôle de la transmission du virus et la capacité du système de soins à accueillir les malades.

Le CISSS a rappelé que 23 nouveaux cas d'infection à COVID-19 ont été détectés dans la région depuis le début septembre. La Côte-Nord ne compte plus que trois cas actifs de la maladie, deux dans Manicouagan, et un dans Sept-Rivières. Une de ces personnes est toujours hospitalisée.

Il y a eu quelques mouvements au niveau de nos indicateurs, et la meilleure approche, c’est qu’on aille dans le palier jaune, résume le docteur Fachehoun.

Le docteur Richard Fachehoun se tient debout à l'extérieur. Un couvre-visage pend à son cou.

Dr Richard Fachehoun est médecin-conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Le manque de main-d'œuvre et les capacités limitées du système de santé de la Côte-Nord sont aussi prises en compte.

On a des enjeux de ressources humaines, ajoute Dr. Fachehoun, ce qui fait que si la COVID s'installe sur la Côte-Nord, on aura de la difficulté à prendre en charge les cas et également à assumer les soins pour le reste de la population, jugement le médecin-conseil en santé publique.

Le fait que les régions voisines comme la Capitale-Nationale, et celles de l'autre côté du fleuve, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, connaissent d'importantes hausses des cas est un de facteur qui justifie également la décision.

Il y a la transmission qui est beaucoup plus importante dans les régions qui nous entourent. On parle de Québec, on parle de la Gaspésie, on parle du Bas-Saint-Laurent. On a beaucoup de citoyens qui vont à Québec, qui vont à Montréal et autres. Donc, ces gens-là peuvent revenir en tout temps et il se pourrait qu'il y ait de la transmission, a ajouté le docteur Fachehoun.

Il a indiqué qu’il sera difficile de prévoir un retour au palier vert si la contagion se poursuit dans les régions avoisinantes.

Le CISSS a aussi divulgué que depuis le début de la pandémie, quelque 21 800 tests de dépistages de la COVID-19 ont été réalisés sur la Côte-Nord sur un total d’environ 14 800 personnes.

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