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Le Hezbollah nie détenir un entrepôt d'« armes » à Beyrouth, comme l'en accuse Israël

Sur le plan intérieur, le Hezbollah maintient sa revendication de faire partie du gouvernement.

Un homme regardant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à la télévision dans une boutique à Houla, dans le sud du Liban.

Un homme regardant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à la télévision dans une boutique à Houla, dans le sud du Liban.

Photo : Reuters / AZIZ TAHER

Radio-Canada

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a démenti mardi l’accusation du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou selon laquelle le parti chiite détiendrait un dépôt d’« armes » à Beyrouth.

Dans un discours télévisé, M. Nasrallah a invité la presse à se rendre sur les lieux, à constater ce qu'il y a sur place et montrer au monde entier et en direct que Nétanyahou ment.

Dans l’heure qui a suivi le discours, des dizaines de journalistes des médias arabes et étrangers, y compris l'équipe de l'AFP, se sont rendus sur le site situé dans un quartier populaire de la région de Jnah, dans la banlieue à proximité d'habitations et de commerces.

C'est un site industriel ordinaire dans la région, a déclaré le responsable des relations médiatiques du Hezbollah, Mohamad Afif, qui accompagnait les journalistes dans la tournée.

Un photographe de l'AFP a constaté, à l'intérieur d'un hangar à deux étages, des équipements industriels lourds et des dizaines de grandes bonbonnes de gaz industriel, produits par l'usine, selon un employé sur place.

Dans un discours prononcé à Jérusalem et retransmis à l'Assemblée générale de l'ONU, M. Nétanyahou a présenté une carte montrant, d'après lui, un entrepôt d'armes secret dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la formation chiite, près de l'aéroport. Il s'agit, selon l'armée israélienne, de missiles de précision.

Il a précisé que cet entrepôt se trouvait à un mètre d'une compagnie de gaz et à une cinquantaine de mètres d'une station essence.

Je dis au peuple du Liban : Israël ne vous veut aucun mal, mais l'Iran si. L'Iran et le Hezbollah vous ont placés délibérément, vous et vos familles, face à un grave danger, a-t-il ajouté.

Dans son discours, M. Nasrallah a accusé le premier ministre israélien de chercher comme d'habitude à retourner le peuple libanais contre le Hezbollah.

Nasrallah réplique à Macron

Sur le terrain de la politique intérieure libanaise, le chef du Hezbollah a commenté les dernières déclarations du président français Emmanuel Macron à l’égard de l’échec de la formation du gouvernement libanais.

M. Nasrallah a dit être toujours en faveur de l’initiative française, avec toutefois des réserves sur la forme et le fond.

Nous espérons que cette initiative réussira. J'appelle à reconsidérer la méthode, le travail et le langage utilisé, a-t-il indiqué.

Dimanche, M. Macron a fustigé la trahison collective de la classe politique libanaise, après que le premier ministre désigné Moustapha Adib eut reconnu avoir échoué à former un gouvernement de mission exigé par la France.

Nous n'acceptons pas que vous nous accusiez de trahison. [...] Nous rejetons et condamnons catégoriquement ce comportement condescendant à notre égard et à l'égard de toutes les forces politiques au Liban, a répliqué Hassan Nasrallah.

Nous avons salué le président Macron lors de sa visite au Liban, mais sans faire de lui le procureur, l'enquêteur, le juge, [...] le dirigeant et le gouverneur du Liban, a-t-il poursuivi.

Aucun premier ministre n’a été désigné pour le moment pour former un gouvernement.

La revendication du Hezbollah et de son allié Amal de désigner eux-mêmes le ministre des Finances a été une des raisons qui ont empêché la formation d’un gouvernement.

Lors de son discours, Hassan Nasrallah est revenu à la charge, soulignant la nécessité que le Hezbollah fasse partie du gouvernement, par le biais de partisans ou pas.

Avec les informations de Agence France-Presse

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