•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tests de dépistage : « on ne peut pas faire ça tous les mois », dit une mère de Gatineau

Rangée de tubes avec des cotons-tiges à l'intérieur.

Des échantillons à tester pour la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Une mère de famille de Gatineau s'inquiète de devoir passer à travers le processus du test de dépistage avec sa fillette tous les mois puisque celle-ci est souvent malade. Les délais représentent un défi puisqu'elles doivent se confiner en attendant les résultats.

Catherine Voyer-Léger a un enfant de quatre ans. Mardi dernier, elles ont dû passer un test de dépistage à la COVID-19 puisque la petite présentait des symptômes.

On a été chanceuses, explique la mère qui affirme avoir reçu un résultat dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'elles étaient strictement confinées depuis. Si cette famille n'a dû attendre que cinq jours, ce n'est pas le cas de tous.

Tous les gens que je connais qui ont passé le test en même temps que nous, eux sont toujours en attente de résultat, ajoute Mme Voyer-Léger.

Catherine Voyer-Léger en entrevue sur le trottoir, devant quelques maisons et appartements.

Catherine Voyer-Léger pense que la prochaine fois que sa fille présentera des symptômes, elle va simplement la garder à la maison et surveiller ceux-ci avant de se rendre au centre de dépistage.

Photo : Radio-Canada

Mme Voyer-Léger, dont la fillette va à la garderie, est catégorique : On ne peut pas faire ça tous les mois. L'expérience a été plutôt difficile pour son enfant, qui n'aime pas beaucoup les médecins d'ordinaire.

Je ne peux pas me permettre, avec une enfant comme la mienne, qui est pas mal enrhumée tout l'hiver, d’aller passer un test chaque fois qu'elle tousse. Je pense qu'on va lui faire trop de tort.

Catherine Voyer-Léger, mère de famille

Le fait de rester confiner en attendant les résultats représente un autre défi, selon Mme Voyer-Léger. Il y a un aspect de la routine qui est brisé à chaque fois, conclut-elle.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais rappelle qu’en raison de la grande demande au niveau des tests de dépistage, le délai actuel moyen pour l’obtention des résultats est de sept jours. Il peut arriver que ce délai soit dépassé, indique-t-on dans un courriel adressé à Radio-Canada.

Le CISSS de l'Outaouais confirme également qu’il est possible qu’une personne présentant un résultat positif à la COVID-19 doive attendre jusqu’à 10 jours avant d’obtenir son résultat.

Nous faisons tout en notre possible pour répondre dans le meilleur délai, est-il également écrit.

Quant au nouvel appareil qui permettrait d'effectuer 1100 analyses par jour, il est toujours en attente de l’homologation par Santé Canada. D'ici quelques jours, il pourra commencer à être utilisé, selon l'organisation.

Des conséquences sur les apprentissages

Les longs délais pour l'attente de résultat peuvent être problématiques pour plusieurs raisons pour les enfants en âge de se trouver sur les bancs d'école, selon la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay.

Cette dernière indique que la protection des élèves et du personnel est compromise, puisqu'aucune intervention concrète ne peut être faite tant que l'on ne connaît pas le résultat du test de dépistage de la personne infectée.

Suzanne Tremblay répond aux questions d'une journaliste.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, en entrevue Facetime avec Radio-Canada. (Archives)

Photo : Radio-Canada

On trouve ça long, commente Mme Tremblay au sujet du délai moyen. Il faut que notre gouvernement prenne des actions pour raccourcir ces délais-là et s’assurer ainsi de mieux protéger le personnel enseignant et les élèves.

Il y a de l'inquiétude au niveau du personnel enseignant.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

La présidente du syndicat souligne également que les délais entrainent des interruptions de service au niveau éducatif. Cet enfant-là, pendant qu’il est en attente, accumule un certain retard, explique-t-elle.

Il faut assurer un suivi éducatif avec les élèves qui sont en attente à la maison, mais même avec celui-ci, le service ne sera jamais aussi complet que si l'enfant pouvait être en classe.

Des délais plus courts permettraient donc de limiter les impacts sur les apprentissages des élèves.

Avec les informations de Claudine Richard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !