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Mouvement d'indignation en Abitibi-Témiscamingue après la mort de Joyce Echaquan

Des dizaines de personnes distancées sont rassemblées, écoutant quelqu'un faisant un discours.

Une centaine de personnes se sont rassemblées à Pikogan en hommage à Joyce Echaquan, décédée dans des circonstance nébuleuses à Joliette.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées mardi après-midi, dans la communauté de Pikogan, afin de témoigner leur soutien à la famille de Joyce Echaquan.

Cette femme autochtone est décédée dans des circonstances troublantes dimanche soir à l'hôpital de Joliette, après avoir reçu des commentaires dégradants de la part d'infirmières et de préposés.

Pour le directeur du Centre de Santé de Pikogan et organisateur du rassemblement, Malik Kistabish, il importe de dénoncer ces situations de racisme.

Je trouvais ça important qu'on démontre notre soutien à la famille, puis aussi qu'on vienne dénoncer ce racisme-là qui existe encore en 2020. Je trouve ça très choquant de voir ça , affirme-t-il.

La cheffe de la Première Nation Abitibiwinni, Monik Kistabish, souligne qu'il est important de soutenir les autres communautés autochtones lorsqu'elles traversent des moments difficiles.

C'est important pour nous de supporter ce qui arrive dans les autres communautés. Je pense que toutes les Premières Nations, on est affectées par ce qui arrive à la famille de Joyce et à Joyce elle-même , indique Mme Kistabish.

Monik Kistabish prononce un discours dans un porte-voix.

La cheffe de la Première Nation Abitibiwinni, Monik Kistabish

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Selon Malik Kistabish, les services reçus par les membres de la communauté de Pikogan à l’hôpital d’Amos sont généralement de très bonne qualité.

Pikogan reçoit du bon service à l’intérieur du CISSS-AT à Amos, qui est là à côté. Oui, j’ai déjà entendu parler de certains cas isolés. Quelques situations ponctuelles sont arrivées, mais de façon générale, on reçoit du bon service. Mais le but de notre présence aujourd’hui, c’est de dénoncer ce qui se passe avec nos frères et soeurs , rappelle-t-il.

D’autres hommages

En soirée mardi, une vigile était également prévue dans la communauté de Lac-Simon.

Édith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, se joint elle aussi à la vague d’indignation soulevée par le décès de Joyce Echaquan.

Malheureusement, c’est une nouvelle tragédie qui met les projecteurs sur cette réalité, souligne-t-elle. Mais combien de décès tragiques sont survenus sans apparaître dans l’actualité? Je suis certaine que le commissaire Viens en a entendu plusieurs pendant les deux ans de ses travaux. On ne saura jamais combien de décès ont été causés par le racisme systémique, mais on a un nouveau cas de trop qui nous rappelle l’obligation d’agir rapidement.

- Avec la collaboration de Marc-André Landry

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