•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le terroriste canadien Kevin Omar Mohamed libéré sous caution

L'Ontarien s'engage à ne pas troubler l'ordre public

Un homme souriant portant barbe et lunettes fumées

Kevin Omar Mohamed a plaidé coupable en 2017 à une accusation de nature terroriste relativement à un voyage en Syrie en 2014.

Photo : Kevin Omar Mohamed/Facebook

Jean-Philippe Nadeau

Le terroriste canadien Kevin Omar Mohamed a été libéré moyennant une caution de 40 000 $ à l'issue d'une audience au téléphone, mardi après-midi, au palais de justice de Toronto.

Kevin Omar Mohamed avait été arrêté une première fois le 8 juillet pour avoir enfreint les conditions de sa probation lorsqu'il est sorti de prison en octobre 2019.

Il avait été appréhendé à nouveau le 22 août pour qu'on lui impose un engagement de ne pas troubler l'ordre public se rapportant au terrorisme en vertu de l'article 810.011 du Code criminel.

Un interdit de publication nous empêche de révéler les faits que les autorités lui reprochent cette fois-ci ni les preuves qui ont été retenues contre lui et qui ont été présentées à la cour lors de l'audience téléphonique de mardi.

Une vingtaine de conditions

Kevin Omar Mohamed a été soumis à des conditions extrêmes de remise en liberté et il s'est engagé à bien se comporter.

Il devra par exemple être assigné à temps plein à résidence chez son père et porter un bracelet électronique. Il sera en outre responsable de s'assurer que les batteries de son bracelet soient chargées en tout temps.

L'individu ne pourra sortir à l'extérieur sans son père ou son frère, qui se sont portés garants de lui pour sa caution.

Kevin Omar Mohamed (à gauche) lors de son procès

Kevin Omar Mohamed (à gauche) lors de son procès en 2017.

Photo : La Presse canadienne / Alexandra Newbould

Kevin Omar Mohamed ne pourra avoir en aucun cas accès à un téléphone cellulaire ou un ordinateur avec un accès à internet. Il ne peut se connecter aux médias sociaux.

Il lui sera interdit de solliciter des documents de voyage et il devra remettre ceux qu'il possède déjà. Il ne peut en outre conduire aucun type de véhicule.

L'Ontarien ne peut voir que ses parents, son frère, l'amie de son père, son agent de probation et son avocat. Il peut voir d'autres personnes, mais à la condition qu'il soit toujours accompagné de son père ou de son frère.

Il ne peut en revanche se trouver en compagnie de personnes ayant un casier criminel ou qui ont été reconnus coupables d'activités terroristes ou qui sont soupçonnés d'appartenir à des groupes terroristes.

La façade du Centre de détention du sud de Toronto

Kevin Omar Mohamed était emprisonné depuis son arrestation au Centre de détention du sud de Toronto.

Photo : Twitter

Kevin Omar Mohamed devra suivre un programme de déradicalisation au sein de la Société John Howard, qui défend les prisonniers et la réinsertion des criminels.

Il lui est interdit de posséder des armes à feu, des munitions, des explosifs et des couteaux. Il ne peut consommer de l'alcool ou des médicaments d'ordonnance qu'on ne lui aurait pas prescrits.

Les raisons de la juge Brown de la Cour supérieure de l'Ontario de le libérer sont également frappées du même interdit de publication jusqu'à la fin du procès de l'individu dans l'éventualité où il plaiderait non coupable.

L'un des nombreux couloir de l'aéroport d'Istanbul.

L'aéroport d'Istanbul est généralement le passage obligé pour les individus qui veulent passer clandestinement en Syrie après leur entrée en Turquie.

Photo : Pixabay / Smuldur

Kevin Omar Mohamed a été condamné en 2017 à deux ans de prison et trois de probation pour avoir participé à une activité d'un groupe terroriste. Il avait plaidé coupable à l'époque. Il avait été libéré le 30 octobre 2019.

L'Ontarien avait admis devant les tribunaux qu'il avait rencontré en Turquie en 2014 des membres d'une faction d'al-Qaïda qui l'avaient alors fait entrer illégalement en Syrie dans le coffre d'une voiture.

Une fois en Syrie, l'étudiant de l'Université de Waterloo avait invité par l'intermédiaire des médias sociaux d'autres individus de langue arabe à se joindre à son groupe, en leur indiquant la façon de passer clandestinement en Syrie.

Sa prochaine comparution a été fixée au 20 octobre au tribunal de Toronto.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !