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Élus et commerçants gaspésiens veulent éviter la zone rouge à tout prix

Un homme portant un masque fait ses emplettes.

La zone orange implique le resserrement des mesures sanitaires en Gaspésie comme ailleurs.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Les élus et commerçants gaspésiens prennent très au sérieux le changement de niveau d’alerte dans la région, même si l'annonce ne les a pas surpris.

Le gouvernement provincial a annoncé lundi qu’il relèverait le niveau d’alerte de toutes les régions du Québec, faisant passer la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine en zone orange, ou alerte modérée .

Ce passage à l'alerte orange ne surprend pas outre mesure le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes.

La marche n'est pas très haute entre le vert, le jaune et l'orange, observe-t-il.

Le maire indique cependant avoir déjà entamé, avec certains de ses collègues, des discussions avec la santé publique afin que soient créées des sous-régions advenant le cas où la Gaspésie doive passer au palier d'alerte maximale (rouge), qui entraîne notamment la fermeture des bars, des restaurants et des salles de spectacle.

C'est de passer du orange au rouge qui serait inquiétant pour la Haute-Gaspésie. On ne veut vraiment pas avoir de frein au niveau du développement économique de nos entreprises et nos commerces.

Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts

Il fait valoir que les restrictions associées à l'alerte rouge ne correspondent pas à la réalité de la Haute-Gaspésie, qui ne recense que 10 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Il y a déjà des pourparlers, des représentations politiques pour faire valoir nos arguments. On n'attendra pas d'être au pied du mur, ça, c'est clair, ajoute M. Deschênes.

Simon Deschesne, maire de Sainte-Anne-des-Monts

Simon Deschesne, maire de Sainte-Anne-des-Monts

Photo : Radio-Canada

Certains restaurateurs ne cachent pas leur appréhension face à un changement de palier d'alerte du gouvernement.

Si la région devait être classée en alerte maximale, les restaurateurs devraient se résoudre à fermer leurs salles à manger.

Ça laisse place à la peur pour l'automne qui s'en vient. On sort d'une belle saison où on a battu des records en Gaspésie, tout le monde a eu un taux d'achalandage qui était en augmentation, indique le propriétaire du restaurant UMIYAMA, à Carleton-sur-Mer, Raphaël Guité.

M. Guité s'estime toutefois chanceux de ne pas être à la place des restaurateurs de Montréal ou Québec, qui se retrouveront dans la zone rouge jeudi.

Dans la zone orange, les restaurateurs peuvent accepter des groupes de six personnes maximum et vendre de l’alcool jusqu’à 23 heures.

En zone orange, on peut encore s’en sortir, concède M. Guité.

Changements à l’épicerie

Si les mesures sanitaires du palier d'alerte modérée ne touchent par les épiceries, certaines d’entre elles ont choisi de resserrer leurs propres règles.

Le Marché Métro de Carleton-sur-Mer recommande désormais à ses clients d’envoyer une seule personne par famille pour faire leurs emplettes.

Ce n'est pas une obligation, c'est une recommandation. Ça limite les contacts en magasin, explique le propriétaire, Mathieu Viens.

M. Viens ajoute que toutes les mesures qui étaient déjà en place, notamment le lavage de main à l’entrée, les messages de sensibilisation et la distanciation physique, seraient renforcées dans les prochaines semaines.

La région de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a enregistré 145 nouveaux cas de COVID-19 depuis le 1er septembre.

Sur ce nombre, 116 cas sont toujours actifs et deux personnes sont décédées des suites de la maladie.

Avec des informations de Michel-Félix Tremblay et Pierre Cotton

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