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Les secrets du pont Pierre-Laporte

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Une partie du fleuve Saint-Laurent vu du dessous du pont Pierre-Laporte, à Québec.

Une partie du fleuve Saint-Laurent, en dessous du pont Pierre-Laporte, à Québec

Photo : Radio-Canada

Félix Morrissette-Beaulieu

Pour les 50 ans du pont Pierre-Laporte, Radio-Canada a obtenu un accès privilégié aux travaux d’entretien. Le lien routier d’un peu plus d’un kilomètre permet quotidiennement à plus de 120 000 automobilistes de la grande région de Québec de traverser les deux rives quotidiennement. Incursion dans un monstre de béton et d’acier.

On pourrait dire qu’à 50 ans, ce pont-là a quand même bien vieilli, lance Christian Mercier, ingénieur au ministère des Transports du Québec.

Amorcé en 2017, un plan d’entretien d’une durée de 7 ans est en cours pour prolonger la durée de vie du pont. C’est un ouvrage qu’on espère encore garder un autre 50 ans. Et peut-être jusqu’à 75 ans avec ces travaux, précise l'ingénieur.

La construction du pont Pierre-Laporte a nécessité 4 ans de 1966 à 1970. C’est une oeuvre en soi, c’est toujours considéré comme le pont suspendu au Canada avec la travée principale la plus longue, précise l’ingénieur.

La circulation du pont Pierre-Laporte, vue de haut

Cet ouvrage suspendu qui enjambe le fleuve Saint-Laurent fait exactement 1041 m à partir des ancrages. Les 6 voies principales font 667 m de longueur et 23 m de largeur — 30 m incluant les tabliers —, et sont séparées par une travée centrale en béton.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Ce qui est moins traditionnel, c’est sa portée. Il est très flexible. C’est sa légèreté qui vient faire en sorte qu’on a été capable de construire un ouvrage de ce style-là entre deux falaises, au-dessus d’une voie navigable et d’atteindre une hauteur libre de près de 50 mètres.

Christian Mercier, ingénieur, ministère des Transports du Québec
Des poutres du pont Pierre-Laporte reçoivent de l'entretien.

Les travaux d'entretien du pont Pierre-Laporte ont débuté en 2017 et doivent prolonger la durée de vie du pont d'une cinquantaine d'années.

Photo : Radio-Canada

Un pont qui bouge

À l’origine, les calculs théoriques permettaient un mouvement de la travée de près de 10 pieds, précise M. Mercier. C’est pourquoi on peut sentir, parfois, le pont bouger légèrement.

Chacun des deux fils porteurs, accrochés aux falaises à l'aide d'ancrage, est composé de 12 580 fils, pour une longueur totale de plus de 28 000 kilomètres. Ce sont des fils en acier galvanisé, d’origine, d’un peu moins de 5 millimètres de diamètre.

Chacun des câbles porteurs mesure 62 cm de diamètre. Les câbles seront d’ailleurs ouverts dans le cadre des travaux d’entretien.

Il faut comprendre que lorsqu’on fait des ouvertures comme ça, c’est une opération à coeur ouvert. On ne peut pas improviser, se permettre de briser des fils parce que ce sont des éléments presque irremplaçables. Ça fait plus d’un an qu’on se prépare pour les ouvertures de cette année.

Christian Mercier, ingénieur, ministère des Transports du Québec
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L'entrevue de Bruno Savard

Au départ, ce pont devait porter le nom de Frontenac, en souvenir de Louis de Buade, comte de Frontenac, ancien gouverneur général de la Nouvelle-France. Mais les événements d'Octobre 1970 ont incité les autorités politiques à le baptiser pont Pierre-Laporte, en mémoire de l'ex-ministre du Travail et de l'Immigration décédé à la suite de son enlèvement par une cellule du Front de libération du Québec (FLQ).

La construction s’est d’ailleurs terminée en 1970.

Une vue aérienne du boulevard Champlain, à Québec à partir de sous le pont Pierre-Laporte

Une vue du boulevard Champlain, à partir du pont Pierre-Laporte

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Bruno Savard

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