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La déesse des mouches à feu coupée dans son envol

La sortie d’un autre film québécois très attendu, Souterrain, est reportée indéfiniment.

Un groupe de jeunes marchent sur un chemin avec un chien.

Le film « La déesse des mouches à feu » a été réalisé par la Québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette.

Photo : Entract Films

Angie Landry

Le film québécois La déesse des mouches à feu, dont le succès critique et populaire était établi après à peine une semaine en salle, est retiré des écrans de cinéma du Québec où il était à l’affiche.

Cette décision survient à la suite du passage en zone rouge de plusieurs régions, ce qui entraîne du coup la fermeture de plusieurs cinémas et institutions culturelles.

Le long métrage, réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette à partir du roman du même nom de Geneviève Pettersen, était présenté dans une soixantaine de salles de la province.

Le choix d’arrêter sa diffusion sur grand écran – partout au Québec, même en dehors des zones rouges – n’a pas été pris de gaieté de cœur, souligne le président d’Entract Films, Tim Ringuette, qui assure la distribution du film.

Hier, quand j’ai appris la nouvelle, j’ai parlé avec Anaïs et avec les membres de l’industrie, comme les propriétaires de salles de cinéma. Je ne voulais pas prendre une décision seul. Ce matin, on a pris la décision de retirer La déesse des écrans pour lui permettre, plus tard, une sortie nationale, explique-t-il.

Si les salles étaient contraintes à 50 personnes, comme c’était le cas au début du déconfinement, il n’y aurait plus de problème. Le problème, c’est de passer à zéro [personne].

Tim Ringuette

La sortie initiale du film était prévue le 25 septembre, avant même que la pandémie survienne, dit Tim Ringuette. En ce sens, l’équipe de La déesse des mouches à feu a regardé l’évolution du déconfinement des salles de cinéma, au cours de l'été, pour confirmer que le lancement était toujours opportun à ce moment-là.

On a analysé les chiffres pour prendre la meilleure des décisions pour la sortie du film. Tous les indicateurs nous ont convaincus qu’on pouvait y aller à ce moment.

Le président d’Entract Films assure toutefois que le film d’Anaïs Barbeau-Lavalette connaîtra un nouveau souffle, lorsque les restrictions seront levées et qu’il y aura moins d’incertitudes dans le milieu culturel. Il n’est toutefois pas en mesure de dire à quel moment.

Je veux relancer le film. Il a un potentiel énorme. On va se réinventer, on va se renouveler… On va faire quelque chose qui n’a pas été fait, mais à un moment qu’on ne connaît pas encore. On va tout faire pour la faire rayonner en salle, avant de se précipiter vers les plateformes en ligne.

Tim Ringuette

Souterrain n’ouvrira pas le FNC

Le deuxième long métrage de la cinéaste Sophie Dupuis, Souterrain, devait pour sa part sortir en salle dès le 9 octobre. Cet autre film québécois grandement attendu voit sa sortie être reportée, même dans les cinémas qui ne sont pas situés dans les zones rouges désignées par les autorités de santé publique.

Cinq mineurs et mineures se promènent dans une mine, portant des casques équipés d'une lampe torche.

Avant de devenir l'un des films québécois les plus attendus de l'année, « Souterrain » a nécessité 10 ans de travail.

Photo : Axia Films

Le film, qui devait d’ailleurs être présenté en ouverture du Festival du nouveau cinéma (FNC) le 7 octobre prochain, se voit contraint d’être retiré de la programmation, laquelle déménage complètement en ligne.

Il y a trop d’incertitude, explique Armand Lafond, directeur d'Axia Films, qui soutient qu’en ce moment, aucune projection en ligne n’est prévue pour Souterrain.

Il va y avoir une sortie en salle, et après le circuit régulier, mais on n’a pas de date. C’est sur la glace. Est-ce que la mesure va être tenue pour les 28 prochains jours? Est-ce qu’il y aura une extension? On ne sait pas.

Armand Lafond

De son côté, la cinéaste abitibienne Sophie Dupuis soutient que cette décision est prise dans l’intérêt de son œuvre. Selon elle, il vaut mieux retenir la sortie du film que de le laisser mourir.

D’autres sorties en salle reportées

  • Le club Vinland, de Benoît Pilon
  • Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, d’Emmanuel Mouret
  • Possessor, de Brandon Cronenberg
  • La contemplation du mystère, d’Albéric Aurtenèche

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