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La différence de palier d'alerte entre MRC voisines fait des mécontents

Rangée de tubes avec des cotons-tiges à l'intérieur.

Le Bas-Saint-Laurent doit passer du palier d'alerte jaune au palier orange jeudi.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Le passage du Bas-Saint-Laurent du niveau d'alerte jaune au niveau orange, prévu jeudi, fait réagir dans la région. Le premier ministre du Québec a annoncé le rehaussement du niveau d'alerte partout au Québec lors d'une conférence de presse lundi soir.

La Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet aurait aimé que la MRC de L'Islet soit au même palier d'alerte que sa voisine du Kamouraska.

La région de Chaudière-Appalaches, dont L’Islet fait partie, passera au niveau rouge, soit celui d'alerte maximale, jeudi alors que la MRC de Kamouraska basculera en zone orange.

Infographie représentant les quatre paliers du système d'alertes régionales et d'intervention graduelles, lesquels sont séparés selon les couleurs vert, jaune, orange et rouge.

Le Bas-Saint-Laurent passera en mode d'alerte modérée, alors que la région de Chaudière-Appalaches passera en alerte maximale jeudi,

Photo : Gouvernement du Québec

Les représentants de la Chambre estiment que les économies de ces deux secteurs sont trop intégrées pour imposer des niveaux d'alerte distincts.

On comprend très très bien le message du gouvernement qu'il faut être prudents, mais la MRC [de L'Islet] le fait déjà.

Nancy Dubé, directrice générale de la Chambre de commerce Kamouraska-L'Islet

Les deux MRC sont collées l'une sur l'autre, alors on est habitués d'avoir à peu près les mêmes mesures, de procéder de la même façon. Les gens passent d'une MRC à l'autre, explique la directrice générale de la Chambre de commerce, Nancy Dubé.

Elle ajoute que les courbes de cas déclarés dans la MRC de L’Islet et dans celle du Kamouraska ont toujours maintenu des trajectoires similaires. Elle rappelle aussi que les entreprises dépendent des consommateurs de l'ensemble du territoire des deux MRC.

Le président de la Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet, Vincent Bérubé, abonde dans le même sens.

Il soutient qu'à la MRC de L'Islet, puis la MRC de Kamouraska, on a fait des efforts considérables. Donc, on pense qu'on mériterait un meilleur sort.

Il y a beaucoup de monde qui vient aussi magasiner à Kamouraska et vice-versa. Dans le fond, est-ce qu'il y a moyen de faire des exceptions avec des MRC où on voit qu'il y a moins de cas actifs?

Vincent Bérubé, président de la Chambre de commerce Kamouraska-L'Islet

Il n'y a que deux cas actifs dans la MRC de L'Islet, pour un total de 20 résidents infectés depuis le début de la pandémie alors que le Kamouraska en compte 60, dont six actifs.

Pourtant, les restrictions sont plus sévères dans L'Islet que dans le Kamouraska.

Impact appréhendé sur l'industrie touristique

Le changement de palier d'alerte du jaune à l'orange affectera l'industrie touristique selon Tourisme Bas-Saint-Laurent.

Les récentes recommandations d'éviter les déplacements entre régions ont un impact sur les réservations des touristes notamment dans le secteur hôtelier, le transport nolisé et les séjours en auberges, toujours selon l'organisme de promotion touristique.

Une chambre de l'Hôtel Le Navigateur

Le secteur hôtelier subira notamment les conséquences des restrictions en matière de déplacements interrégionaux, selon Tourisme Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Le directeur de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Lévesque, croit que les changements récents ajoutent un défi supplémentaire aux entreprises touristiques.

Les tournois de hockey, ces événements-là, sont annulés. Il n'y aura pas ce déplacement entre régions. Puis ça, c'est une grande partie de notre économie.

Pierre Lévesque, directeur de Tourisme Bas-Saint-Laurent

Selon lui, l'industrie s'est pourtant prise en main pendant la première vague en créant un système pour s'adapter aux mesures sanitaires imposées par Québec.

D'après les informations de Louis Lessard, de Michel-Félix Tremblay et de Michaële Perron-Langlais

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