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Agressions et drogue du viol : Michel Giroux écope d’une peine de 7 ans

Un homme en photo.

Michel Giroux a été accusé d'agression sexuelle, d'avoir vaincu la résistance à la perpétration d'une infraction par l'administration d'une substance et de partage non consensuel d'images intimes.

Photo : Courtoisie : Service de police de la Ville de Gatineau

Radio-Canada

Michel Giroux, ce Gatinois accusé d’avoir agressé sexuellement des femmes après leur avoir administré la drogue du viol, écope d’une peine de sept ans de pénitencier. Le juge a prononcé sa sentence, mardi, au Palais de justice de Gatineau, après avoir pris la cause en délibéré vu la gravité de cette affaire. 

Son complice, Vincent Carrières, a, quant à lui, reçu une sentence de cinq ans.

Le juge se range derrière la suggestion commune de la Couronne et de la Défense, mais a tenu à faire part de ses préoccupations, qualifiant les peines d’inadéquates, compte tenu de la nature des gestes posés.

Il y a eu usage de drogue, lésions corporelles et participation d’un tiers, a rappelé le magistrat.

Michel Giroux et Vincent Carrières ont plaidé coupable en juillet dernier à une série d’accusations d’agressions sexuelles et d’agressions sexuelles causant des lésions corporelles. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a ouvert une enquête à la suite de trois plaintes formulées contre les accusés. D'autres accusations ont ensuite été déposées.

Le juge Gaston Paul Langevin n’a pas manqué de souligner le caractère odieux, dégradant et haineux des gestes commis par les accusés.

Modus operandi

Lors de son prononcé, le juge a décrit le modus operandi des accusés. Giroux et Carrières abordaient des femmes, généralement sur des applications de rencontre en ligne, pour ensuite les inviter à un rendez-vous galant en privé.

Après avoir bu un verre offert par les accusés, les victimes ont raconté s'être senties soudainement euphoriques avant de tomber dans une confusion totale. Après quelques heures, les victimes reprenaient connaissance avec le souvenir d’avoir été agressées. Certaines d’entre elles ont raconté avoir été couvertes de sang et ressenti des douleurs après les événements.

Dans cette affaire, les femmes sont traitées comme des objets, du bétail, des déchets qu'on jette après usage, a qualifié le juge Gaston Paul Langevin.

Michel Giroux est condamné à sept ans d’emprisonnement, moins les jours de détention déjà purgés, soit 1777 jours derrière les barreaux à compter de mardi. Il devra fournir un échantillon d’ADN et sera à vie sur le registre des délinquants sexuels.

Vincent Carrières a reçu une sentence de cinq ans, moins les jours déjà purgés.

Avec les informations de Jérôme Bergeron.

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