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Le Canada et le Royaume-Uni sanctionnent le président bélarusse

Alexandre Loukachenko marche dehors entouré de gens.

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko.

Photo : Associated Press / Nikolai Petrov

Agence France-Presse

Le Royaume-Uni a annoncé mardi des sanctions, prises en coordination avec le Canada, visant huit responsables bélarusses, dont le président Alexandre Loukachenko, en raison de la répression du mouvement de contestation au Bélarus.

Le Royaume-Uni et le Canada ont envoyé un message clair en imposant des sanctions au régime violent et frauduleux d'Alexandre Loukachenko. Nous n'acceptons pas les résultats de cette élection truquée, a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, évoquant la présidentielle contestée du 9 août.

Prenant immédiatement effet, ces nouvelles sanctions comprennent une interdiction de déplacement dans ces pays et le gel des actifs de huit représentants du régime bélarusse, dont Alexandre Loukachenko, son fils et conseiller Viktor Loukachenko et le chef de l'administration présidentielle Igor Sergueïenko.

C'est la deuxième fois que le Royaume-Uni a recours au nouveau mécanisme, annoncé cet été, destiné à sanctionner les violations des droits de la personne de manière indépendante après sa sortie de l'Union européenne (UE) en janvier dernier.

Concernant le Bélarus, les autorités britanniques ont expliqué la semaine dernière avoir voulu dans un premier temps se joindre à des sanctions de l'UE, mais que ces dernières avaient été bloquées faute d'unanimité parmi les États membres.

Le Bélarus est agité depuis début août par un mouvement de protestation inédit contre la réélection jugée truquée par l'opposition du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.

M. Loukachenko a jusqu'à présent refusé de dialoguer avec l'opposition, et les manifestations – dont la dernière en date, dimanche, a rassemblé quelque 100 000 personnes – ont systématiquement donné lieu à des centaines d'arrestations.

La cheffe de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui s'est exilée à Vilnius, s'est pour sa part entretenue mardi en Lituanie avec le président français Emmanuel Macron et doit prononcer un discours devant le Parlement français.

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