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Sadie Vipond, 14 ans, activiste albertaine pour l'environnement

Sadie Vipond et sa famille aux côtés de Greta Thunberg et de son père.

Sadie (à gauche) et sa famille ont accueilli Greta Thunberg et son père lors de leur visite à Calgary en octobre 2019.

Photo : Joe Vipond

Radio-Canada

Sadie Vipond fait partie des jeunes qui poursuivent le Canada afin de l’inciter à agir pour le climat. La Calgarienne de 14 ans s’ouvre pour la première fois à propos de son engagement. 

Étant jeune, je ne peux pas voter ou apporter de grands changements [du point de vue politique], explique Sadie Vipond. Je n’ai pas l'occasion de dire aux dirigeants ce que je pense. Donc, une poursuite semblait être un bon moyen de faire valoir mon opinion.

La poursuite contre le gouvernement fédéral a été déposée en octobre 2019 par 15 jeunes Canadiens. Sadie Vipond est la seule d'entre eux qui est originaire de l'Alberta. Les jeunes disent souffrir de problèmes de santé physique ou mentale en raison du changement climatique et qu’Ottawa a violé leurs droits fondamentaux en contribuant au réchauffement de la planète. 

Le Canada a bien un plan pour le climat , reconnaît la jeune Calgarienne, mais elle le juge insuffisant. Ce n'est pas assez d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris [de réduction des émissions de gaz à effets de serre]. Donc, je pense qu’il faut un meilleur plan. C'est ce que réclame la poursuite : un plan de relance du climat basé sur la science, affirme-t-elle. 

Les audiences se tiendront le 30 septembre et le 1er octobre à Vancouver. Ottawa demande que la cause soit rejetée. Le gouvernement fédéral estime que la poursuite ne s'attaque à aucune loi particulière et que les plaignants ne peuvent démontrer que les politiques gouvernementales visées sont à elles seules responsables de la situation actuelle.

Peur du harcèlement 

Le père de Sadie, Joe Vipond, dit être fier de l’engagement de sa fille dans cette cause. Il est lui-même le président de l'Association canadienne des médecins pour l'environnement et le fondateur de groupe Calgary Climate Hub. 

Joe Vipond et sa fille Sadie.

Joe Vipond et sa fille Sadie lors d'une manifestation pour le climat le 25 septembre à Calgary.

Photo : Radio-Canada

Comme sa fille est mineure, il a accepté de porter l’action en justice à sa place. En revanche, il ne voulait pas qu’elle donne d’entrevues aux médias. C’est parce que nous étions conscients du harcèlement qui accompagne le déni des changements climatiques, explique-t-il. Particulièrement envers les femmes. Je pense que c’est plutôt évident, même avec nos femmes politiciennes, que ce sont elles qui reçoivent la majorité des commentaires.

Joe Vipond affirme aussi que des jeunes de la Saskatchewan qui participent à la poursuite ont été troublés par les commentaires qu’ils ont pu lire.

Mais Sadie n'arrêtait pas de demander de le faire, raconte-t-il. Donc, elle est prête à être courageuse et elle dit qu’elle est prête à assumer son geste, quels que soient les défis qui l'attendent. Nous espérons que nous pourrons la soutenir et la protéger, ajoute M. Vipond.

Rencontre avec Greta Thunberg

Sadie Vipond raconte que Greta Thunberg l’a beaucoup inspirée, notamment en 2019, lors de son discours devant les Nations unies. Cette année=là, la Calgarienne a d'ailleurs eu la surprise de découvrir la militante suédoise chez elle un après-midi, en rentrant de l’école. C’est sa famille qui, à la dernière minute, l’a accueillie lorsqu'elle est venue en Alberta.

Toutefois, l’engagement de Sadie Vipond en faveur du climat avait commencé auparavant. À 12 ans, elle s’était présentée devant le conseil municipal de Calgary et avait expliqué aux élus que nier le changement climatique est comparable à la série de romans Harry Potter lorsque le ministère de la magie refuse d’admettre que le Seigneur des Ténèbres n'est pas mort et qu’il est de retour.

J’espère que nous allons changer la donne, affirme-t-elle au sujet de la poursuite. Bien sûr, j'espère que nous allons gagner parce que cela apporterait un changement d’un point de vue légal. Mais, si nous ne gagnons pas, peut-être que nous nous serons fait suffisamment entendre pour que plus de gens aient pris conscience de la crise climatique.

Avec les informations de Sarah Lawrynuik

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