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COVID-19 : Toronto de retour devant la justice pour avoir failli à sécuriser les sans-abri

L'intérieur d'un dortoir du refuge St. Simon de Toronto.

Le Cadre de relance sécuritaire annoncé par Ottawa en juillet prévoit du financement pour aider les personnes vulnérables pendant la pandémie.

Photo : CBC/Nick Purdon

Radio-Canada

Un groupe d’agences sociales accuse la Ville de Toronto d’avoir échoué à respecter son engagement d’aménager ses refuges pour sans-abri afin d’établir une distance physique de 2 mètres entre les clients.

La coalition, composée notamment du Centre ontarien de défense des droits des locataires, le Black Legal Action Centre, et la HIV & AIDS Legal Clinic Ontario, mène la municipalité à une audience devant la Cour supérieure de l’Ontario, selon un communiqué publié mardi.

Après une première requête judiciaire déposée en avril, les deux parties avaient conclu une entente le mois suivant dans laquelle la Ville s’engageait à assurer une saine distance dans les refuges et les centres de répit avant le début de l’été.

Le 15 juin, la municipalité avait affirmé à la coalition avoir complété la mise en place de cet engagement.

Or, des documents présentés par les plaignants devant la cour semblent indiquer que ce n’était pas le cas.

Plusieurs gestionnaires de la Ville savaient que cela n'avait en fait pas été atteint pour un nombre important de sites à travers le système de refuges , déclare Jessica Orkin, avocate auprès de la coalition. Malheureusement, cette conduite révèle un schéma troublant de mépris de la vérité.

Des hommes attendent à l'entrée d'un refuge à Toronto.

Ceux qui travaillent auprès des sans-abri ont souligné à de maintes reprises qu'il s'agit d'un groupe très vulnérable pendant la pandémie. (archive)

Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel

À la suite de ce grave échec, la coalition ramène la Ville devant la Cour supérieure de l'Ontario pour une audience le 1er octobre, peut-on lire dans le communiqué.

Dans un courriel à Radio-Canada, la Ville de Toronto affirme contester les allégations formulées dans le dossier judiciaire des requérants. Le personnel de la Ville a travaillé d'arrache-pied depuis le début de cette pandémie pour s'assurer que la distanciation physique a été mise en œuvre et maintenue au sein du système de refuges.

Un cas de COVID-19 sur 30 à Toronto provient des refuges

En date du 27 septembre, 649 clients des refuges torontois ont été contaminés par la COVID-19 depuis le début de la pandémie, selon les données de Santé publique Toronto. Cela représente 3,4 % de l’ensemble des cas déclarés dans la métropole. Quatre d’entre eux se sont conclus par un décès des suites de la maladie.

Les taux d’infection sont à la hausse et à mesure que nous entrons dans les mois les plus froids de l’année, ceux qui vivent l'itinérance doivent savoir que les refuges sont des endroits sûrs vers lesquels se tourner , déclare Fareeda Adam, du Black Legal Action Centre.

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