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La mairesse de Montréal exaspérée par les rassemblements

Valérie Plante et Mylène Drouin assises durant une conférence de presse.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a haussé le ton vis-à-vis des manifestants anti-masques, qui ont prévu de se réunir cette fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En point de presse mardi, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a estimé que les rassemblements en temps de pandémie sont « inacceptables ». Pour atteindre les jeunes, la santé publique a ainsi lancé une campagne sur les médias sociaux.

Les autorités ont demandé à toutes les tranches de la population de faire des sacrifices. Oui, je sais, nous sommes fatigués et c’est dur pour le moral, mais nous le devons à nos amis, nos enfants et nos aînés, a lancé la mairesse Valérie Plante.

C’est la raison pour laquelle la santé publique a lancé une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux qui vise à atteindre les plus jeunes. Le but de cette campagne baptisée N’ignore pas cet appel est de démystifier le travail de la santé publique.

La Dre Mylène Drouin, la directrice régionale de santé publique, a indiqué que la tranche des 18-34 ans ne se fait pas suffisamment dépister. Elle a ainsi lancé un appel à leur attention. Toutefois, la directrice régionale de santé publique a rappelé que, désormais, les personnes symptomatiques auront priorité pour passer les tests.

Mylène Drouin durant une conférence de presse.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin a annoncé le lancement d'une campagne de sensibilisation à destination des jeunes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

« La récréation est finie »

La mairesse de son côté a déploré que de nombreux rassemblements aient encore lieu, même à l’extérieur, en faisant référence au tam-tam de la fin de semaine passée. Ce n’est pas acceptable. On ne peut pas être dans une période de pandémie et être dehors collés. Notre volonté, c’est de donner des aires de repos, mais les rassemblements ne sont pas possibles, a-t-elle insisté.

Elle a d’ailleurs prévu l’augmentation de la présence policière dans les parcs montréalais. La récréation est finie. Il faut vraiment qu’on donne un coup de barre, il faut que tout le monde y mette du sien, a-t-elle déclaré en entrevue à l'émission En direct avec Patrice Roy sur ICI RDI.

Le premier ministre va faire une annonce demain en lien avec la sécurité publique, et on espère avoir les outils nécessaires pour agir et pour mettre en œuvre la consigne du premier ministre, a renchéri la mairesse, évoquant notamment les constats portatifs parmi ces outils, qui permettraient à la police de mettre les contrevenants à l'amende sur-le-champ.

Il faut savoir que la Ville de Montréal a également des règlements municipaux qui sont à sa portée, a ajouté Mme Plante. Je pense que dans certaines situations, il vaut mieux avoir plus d’outils que moins.

Interrogée sur la manifestation anti-masque prévue cette fin de semaine, la mairesse a haussé le ton en précisant toutefois être en faveur de la liberté d’expression. Manifester est un droit démocratique auquel elle ne s'oppose pas, assure-t-elle, mais les consignes sanitaires doivent être respectées.

Mon message c’est : allez donc dans un champ de patates.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Je ne peux pas accepter qu’il y ait des manifestants anti-masque alors qu’on est plus durement touchés. S’ils veulent aller manifester dans un champ de patates qu’ils le fassent, mais je ne peux pas accepter que des gens, peu importe les raisons, mettent en danger la population, a-t-elle déclaré.

Le système de santé tient le coup

Concernant les tests, nous sommes en mesure d’effectuer entre 6500 et 7000 tests par jour. Le temps moyen d’attente dans la file est de moins d’une heure. Le délai pour obtenir un résultat varie de 24 h à 48 h en moyenne. On essaye vraiment de respecter ces durées, a indiqué Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Nous sommes prêts pour cette deuxième vague, même si cette situation est préoccupante pour le système de santé.

Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
Sonia Bélanger

La PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Sonia Bélanger, a indiqué que 1000 lits sur les 5000 que compte l'ensemble des hôpitaux montréalais ont été réservés pour les patients atteints de la COVID-19.

Photo : Ivanoh Demers

Même si la Ville de Montréal et sa banlieue sont passées en zone rouge, Mme Bélanger assure que les établissements de santé demeurent en jaune. Ainsi, les hôpitaux continuent de rattraper leur retard pris lors de la première vague. Il faut continuer de venir à vos rendez-vous, car les hôpitaux ont la capacité actuellement d’assurer le suivi des interventions chirurgicales notamment, a dit la PDG.

Mardi, 44 personnes étaient hospitalisées à Montréal à cause de la COVID-19 et 17 se trouvaient en soins intensifs. Pour assurer la disponibilité d’un nombre de lits suffisants, nous avons prévu de réserver 1000 lits juste pour les patients atteints de la COVID-19 sur les 5000 dont disposent les hôpitaux de la ville, a précisé Mme Bélanger.

La semaine dernière, Montréal a recensé 1669 cas. La progression s’accélère dans tous les quartiers montréalais, même si l’ouest est plus épargné, a précisé Mylène Drouin.

Nouveau coup dur pour les bars et les restaurants

Avec le passage de la métropole en zone rouge, de nouveaux secteurs de l’économie sont également touchés.

Les bars, restaurants, musées ou encore salles de spectacle doivent à nouveau fermer. Certains ne passeront pas au travers, ça sera difficile, a concédé Mme Plante en assurant que la Ville allait faire sa part pour leur venir en aide.

J’en appelle aussi au gouvernement, a-t-elle ajouté.

La Dre Drouin a toutefois admis que depuis quelques semaines, on n’a pas d’éclosions dans les bars et restaurants. Ce sont des cas sporadiques et ce sont souvent des travailleurs, mais il y a peu ou pas de transmission à la clientèle.

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