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1 infirmière sur 5 absente en Mauricie et au Centre-du-Québec

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

20 % des effectifs infirmiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont absents, alors que déferle la deuxième vague de COVID-19 au Québec.

Photo : iStock / Photographerlondon

Radio-Canada

1000 des quelque 5000 infirmières qui travaillent en Mauricie et au Centre-du-Québec sont actuellement absentes de leur travail pour toutes sortes de raisons, selon leur syndicat.

C’est ce qu’a affirmé Nathalie Perron, qui est présidente du Syndicat des professionnelles en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec, au micro de Toujours le matin.

Selon elle, la moitié des infirmières absentes touchent de l’assurance salaire, dont un certain nombre pour épuisement professionnel.

Il manque beaucoup de monde sur le terrain , a souligné la présidente du syndicat, précisant qu’il n’est pas rare que des équipes de travail doivent composer avec un, deux, voire quatre infirmières en moins.

C’est extrêmement difficile, les gens sont épuisés.

Nathalie Perron, présidente du Syndicat des professionnelles en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec
La dame dans son bureau.

La présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec (FIQ), Nathalie Perron

Photo : Radio-Canada

Nathalie Perron estime que le recours fréquent aux heures supplémentaires et aux heures supplémentaires obligatoires expliquent en partie la situation actuelle.

On est dans un cercle vicieux : si on ne contrôle pas le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire, il y aura encore plus de gens qui vont tomber et encore plus de gens à remplacer, a-t-elle illustré.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec pense que le CIUSSS MCQ devra ramener des gens dans la profession pour passer à travers la deuxième vague de COVID-19.

Le syndicat a déjà eu des conversations franches avec la direction du CIUSSS MCQ dans les derniers mois sur la question du recrutement et de la fatigue des infirmières.

Parmi les enjeux soulevés, Nathalie Perron a souligné le manque d’efficacité de la centralisation de la liste de rappels. Elle considère qu’une gestion de proximité serait plus à propos pour cibler les gens qui pourraient prêter main-forte.

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