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Alerte orange : « il faut se réveiller », avertit le Dr Leduc

Des gens portant des masques au marché des fermiers de Regina en automne.

Même si les gens portent un masque, ils doivent respecter la distanciation de deux mètres, rappelle le Dr Leduc (archives).

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Le passage du palier d'alerte jaune à l'orange prévu jeudi au Bas-Saint-Laurent doit être perçu comme un avertissement, estime le directeur régional de la santé publique, Sylvain Leduc.

En entrevue à Info-réveil, Dr Leduc a affirmé que ce changement de couleur était un appel à la vigilance et un coup de semonce de la part du gouvernement afin que les citoyens respectent les mesures sanitaires et évitent un confinement tel qu'ils l'ont connu au printemps dernier.

Il faut se réveiller parce que la situation au Québec, elle n'est pas en contrôle présentement et ça pourrait arriver chez nous aussi.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le Bas-Saint-Laurent, on n'est pas si loin du rouge [...] et dans le rouge, il y a beaucoup de restrictions, a-t-il averti.

Le Dr Leduc parle au micro lors d'un point de presse.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le directeur de la santé publique rappelle que de nombreux rassemblements ont eu lieu lors de la longue fin de semaine de la fête du Travail, pendant lesquels les gens ont oublié qu'on était en période de pandémie et que ce virus-là n'était pas disparu.

Il estime que l'ensemble des Québécois subissent maintenant les contrecoups du non-respect des consignes sanitaires.

Le deux mètres, ce n'est pas une longueur de bras. [...] On l'a échappé de ce côté-là depuis plusieurs semaines.

Sylvain Leduc

Même si l'augmentation du nombre de cas a été moins importante au cours de la dernière semaine par rapport au début du mois, la transmission communautaire se poursuit dans la région et Rivière-du-Loup demeure parmi les secteurs où le taux de cas actifs est le plus élevé au Québec en fonction de sa population, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Des services en santé compromis

Par ailleurs, Sylvain Leduc estime que l'éclosion en cours à l'hôpital de Rivière-du-Loup est bien contenue, mais rappelle que ce genre de situation compromet les services de santé offerts à l'ensemble des citoyens.

Il y a les chirurgies qu'on doit reporter, différentes hospitalisations qui sont reportées. Ça paralyse l'ensemble des soins et des services qu'on veut offrir à la population en tout temps, déplore-t-il.

Une civière vide dans un corridor d'hôpital.

Les citoyens doivent redoubler de vigilance afin d'éviter de surcharger les urgences (archives).

Photo : Shutterstock

Le taux d'occupation des civières à l'urgence dépasse effectivement les 100 % dans plusieurs établissements de santé du Québec. Au Bas-Saint-Laurent, la situation n'est pas critique, bien qu'au moment de publier ces lignes, toutes les civières disponibles étaient occupées à l'Hôpital régional de Rimouski et au Centre hospitalier régional du Grand-Portage de Rivière-du-Loup.

On est juste en septembre et on a de la difficulté avec plusieurs salles d'urgence dans plusieurs endroits au Québec, et la grippe n'est pas arrivée encore.

Sylvain Leduc

D'où l'importance de redoubler de vigilance et d'être plus disciplinés, estime le Dr Leduc.

Si on ne change pas de façon importante, le réseau de la santé va être mis sous une très très forte pression, craint-il.

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

On estime que la diminution de la transmission de la COVID-19 dans la communauté pourrait diminuer la charge de travail de certains travailleurs de la Santé.

Photo : iStock / Photographerlondon

De son côté, la présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la région, Cindie Soucy, estime que ce passage à un niveau d'alerte plus élevé pourrait être une bonne nouvelle pour le personnel en soins.

La zone orange, ce sont des mesures qui sont un petit peu plus restrictives pour la population en général, affirme-t-elle.

L'effet que ça peut avoir, c'est de limiter la propagation au niveau communautaire. Donc, de limiter aussi la charge de travail auprès des professionnels en soin.

Cindie Soucy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent

Elle souligne, par ailleurs, que le nombre de cas s'est stabilisé au Bas-Saint-Laurent depuis environ une semaine et demie.

Selon Cindie Soucy, le passage du jaune à l'orange ne devrait donc pas avoir un impact énorme dans la région, contrairement à celui que ce rehaussement du niveau d'alerte pourrait avoir dans d'autres régions du Québec.

Avec des informations de Michaële Perron-Langlais

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