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Zone rouge : le monde du sport soulagé par le statu quo

Poids d'entraînement et autres équipements en arrière-plan.

La zone rouge n'affecte pas le monde du sport pour l'instant.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Les propriétaires des gymnases et centres d’entraînement, ainsi que les intervenants du monde du sport, se disent soulagés de savoir qu’ils pourront poursuivre leurs activités, alors que les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches passent en zone rouge.

Quelques heures avant l’annonce du premier ministre Legault, Serge Jacques se demandait s’il pourrait ouvrir les portes de son Club Avantage Multisports dans les semaines à venir.

L’homme d’affaires se réjouissait donc de savoir son entreprise épargnée, alors que d’autres devront fermer leurs portes le temps de combattre la deuxième vague de la pandémie de COVID-19.

Je suis très heureux de la situation. Plusieurs d’entre nous étaient effrayés de devoir fermer une deuxième fois, a commenté M. Jacques. Bien entendu, en tant qu’entrepreneur, on est malheureux pour les restos et les bars. Plusieurs d’entre eux ont souffert et vont souffrir encore.

Serge Jacques rappelle avoir instauré une foule de mesures dans ses installations pour éviter la propagation du virus : port du masque, lavage des mains et désinfection des équipements.

Mais selon lui, si son commerce peut demeurer ouvert en octobre, c’est surtout à cause du comportement exemplaire de ses clients, qui ont respecté les règles à la lettre.

Ce n’est pas la police qui peut régler la situation, mais bien nos clients, qui ont été très respectueux et c’est pour ça qu’il n’y a pas eu d’éclosion dans les gyms.

Serge Jacques, président, Club Avantage Multisports

Soulagement aussi pour Stéphanie Marchand, propriétaire du Sweat Club, à Québec, qui craignait d’avoir à réduire le nombre de personnes à l’intérieur de son commerce ou même devoir fermer à nouveau son entreprise.

Stéphanie Marchand, propriétaire du Sweat Club.

Stéphanie Marchand, propriétaire du Sweat Club

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Même si son gym n’est pas directement touché par les nouvelles mesures imposées par le gouvernement, l’entrepreneure ne compte toutefois pas célébrer pour autant. Elle sait que la situation demeure fragile.

Déjà à la zone orange, j’ai senti une baisse d’achalandage dans mes cours, alors je peux imaginer ce que ça va être maintenant qu’on passe au rouge. Il va y avoir une hésitation à fréquenter le gym, c’est certain.

Je suis contente d’être encore ouverte, mais je ne vais pas m’ouvrir des bulles ce soir. Je m’attends à ce que la situation puisse changer.

Stéphanie Marchand, propriétaire, Sweat Club

Le sport pour éviter la propagation

De son côté, Pascal Dufresne dit ne pas être surpris que le sport étudiant comme le sport civil puisse poursuivre ses activités habituelles alors que les restaurants et les bars doivent fermer ou restreindre leurs activités commerciales.

L’entraîneur des Titans du Cégep de Limoilou, Pascal Dufresne.

L’entraîneur des Titans du Cégep de Limoilou, Pascal Dufresne

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

L’entraîneur de l’équipe de hockey féminin des Titans du Cégep Limoilou est convaincu que les mesures en place sont bien respectées et la sécurité des jeunes athlètes est entre bonnes mains.

Il avance même que le sport est devenu un outil pour aider à enrayer la propagation du virus.

On a mis [en place] des consignes d’équipe en rappelant aux filles que si elles veulent pratiquer leur sport, c’est important de les respecter. Elles sont vraiment disciplinées. Il n’y a pas beaucoup d’activités sociales à part celles qu’elles ont entre elles.

Les Titans devront toutefois revoir leurs plans, alors que la date du 15 octobre était ciblée pour relancer la saison au hockey collégial féminin.

Les restrictions concernant les déplacements entre les différentes régions rendront difficile, voire impossible, la tenue de matchs pour les Titans, qui doivent parcourir des centaines de kilomètres pour affronter les autres formations de leur ligue.

Dans d’autres sports, comme le football, ça s’organise bien. Il y a plusieurs équipes dans la région de Québec. Mais nous, nous sommes la seule équipe de hockey collégial dans la région. Nous n’avons d’autre choix que de nous déplacer.

Tout va sûrement être reporté en novembre. Il faut faire un sacrifice de 28 jours. C’est la chose à faire à ce moment pour espérer pouvoir repartir avec un calendrier de rencontres.

Pascal Dufresne, entraîneur-chef, Titans du Cégep Limoilou, hockey féminin

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