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Des élus demandent une sécurité renforcée sur la colline du Parlement, à Ottawa

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, lors d'un point de presse.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, réclame une meilleure sécurité pour les ministres et chefs de partis aux abords du parlement à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des voix s’élèvent pour que les députés, ministres et chefs de partis fédéraux soient mieux protégés.

Les deux récents incidents d’intimidation envers le chef du NPD, Jagmeet Singh, et un journaliste de Radio-Canada, Daniel Thibeault, la semaine dernière, soulèvent des questions sur la sécurité aux abords du parlement.

Vendredi dernier, le chef du NPD s’est fait apostropher et suivre par un individu. Cette même personne avait tenté la veille de procéder à une « arrestation citoyenne » du journaliste Daniel Thibeault, croyant qu’il était un député bloquiste. 

L’individu en question a été identifié par la Presse canadienne comme étant un adepte de théories du complot.

Plusieurs députés fédéraux estiment maintenant qu’il est temps d’entamer une réflexion sérieuse sur la sécurité, même si parfois avoir un garde du corps peut être intrusif pour certains, c’est le temps d’aller de l’avant avec certaines mesures, plus spécifiquement pour les ministres et chefs de partis, croit le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet.

On ne peut pas faire comme si les risques et les menaces n’existaient pas. On les reçoit quotidiennement. On en fait plus au moins de cas. On ne les rend pas nécessairement publics, mais on reçoit tous des menaces sur une base quotidienne. Et on ne sait jamais lequel des hurluberlus va passer à l’acte, a indiqué le chef bloquiste.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, croit cependant qu’il faut garder un équilibre et préserver l’accès des citoyens aux élus.

Menaces sérieuses 

Des experts en sécurité et en matière d’extrémisme disent qu’il ne faut pas prendre ces récents incidents à la légère.

« Je crois qu’il faut prendre ça au sérieux […] comprendre qu'il y a un niveau de détresse qui commence à être assez important dans la population », note Ghayda Hassan, psychologue et directrice du Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Ghayda Hassan, psychologue et directrice du Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, accorde une entrevue par vidéoconférence.

Ghayda Hassan, psychologue et directrice du Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, est d'avis qu'il ne faut pas prendre à la légère les récents incidents survenus aux abords de la colline du Parlement, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Le stress, la colère et la détresse psychologique engendrés par la pandémie et le confinement installent une fragilité sociale dont peuvent prendre avantage certaines personnes mal intentionnées, note Mme Hassan

Les mouvements extrémistes, les mouvements qui encouragent les théories du complot, profitent de cette vulnérabilité sociale qui existe et de la vulnérabilité de certains individus pour augmenter en quelque sorte leur popularité et le nombre de personnes qui se joignent à leur cause et pour contribuer à la déstabilisation du rapport entre le citoyen et le gouvernement, explique-t-elle.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka.

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