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Préoccupations sur le manque d’information concernant la COVID-19 dans les écoles

Des pupitres devant un mur rempli de tableaux et d'affiches.

Des pupitres espacés dans une salle de classe.

Photo : Photo fournie par la CSFN

Radio-Canada

Des parents soulèvent des préoccupations concernant l’information que leur fournit la Santé publique, après l’annonce d’un cas de COVID-19 à l’École Précieux-Sang à Winnipeg cette fin de semaine.

Certains parents ont appris que la personne infectée est un élève de la même cohorte que leur enfant. Ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas été joints par la Santé publique.

Dans la lettre envoyée aux parents, l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW) ne mentionne ni le nom ni d'informations sur la personne contaminée.

La lettre indique simplement qu’un cas confirmé de COVID-19 était présent à l’École Précieux-Sang le 18 septembre. L’infection n’a pas été acquise à l’école selon les autorités sanitaires.

L’ORSW indique avoir été informé de ce cas de COVID-19 potentiellement contagieux le 25 septembre en soirée. Une lettre a été envoyée aux parents le lendemain.

Grâce à leur réseau de communication, des parents ont découvert qu’il s’agit d’un élève. Les parents dont les enfants sont dans le même groupe fixe que le cas confirmé se posent maintenant de nombreuses questions.

En entrevue à Radio-Canada, un parent ne comprend pas pourquoi la Santé publique ne l’a pas contacté.

Mon enfant a été en contact avec l’enfant qui a possiblement été contagieux ou contagieuse, ça m’inquiète. Je ne comprends pas pourquoi les enfants de la même cohorte que l’enfant qui est infecté n’ont pas été avisés, indique-t-il.

Radio-Canada ne nomme pas ce parent pour protéger l’identité de l’enfant atteint par la COVID-19.

Moi, j’aurais aimé savoir de façon à ce que je puisse prendre une décision par rapport à ce qu’on fait. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas pensé à ça, affirme le parent.

L'École Précieux-Sang vue de l'extérieur.

L'École Précieux-Sang est située dans le quartier Saint-Boniface à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Patricia Bitu Tshikudi

Selon le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, lorsqu’un cas est lié à une école, la Santé publique travaille avec les responsables de l’établissement pour déterminer quelles personnes ont été exposées au virus.

Pour qu’une personne soit considérée comme un contact étroit d’un cas confirmé, il faut que la personne infectée et l’autre personne aient été à moins de 2 mètres l’un de l’autre, sans porter de masque, pendant un minimum de 15 minutes, poursuit-il.

Par exemple, indique le médecin, la Santé publique va entre autres regarder la disposition des sièges et vérifier les activités auxquelles les élèves ont participé.

Il reconnaît cependant qu’il peut être difficile de tenir compte des mouvements d’un élève.

S’il n’est pas possible de déterminer qui sont les contacts étroits d’une personne atteinte par le virus, c’est là qu’on doit dire que c’est toute la cohorte [ndlr, tel que dans le cas de l’École John Pritchard], mais ça dépend de plusieurs circonstances, dit Brent Roussin.

La DSFM a les mains liées

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), dont l’École Précieux-Sang fait partie, rappelle qu’elle a les mains liées en matière de communication avec les parents. La province est chargée des documents pour le public concernant la COVID-19.

De plus, la DSFM doit faire attention de ne pas divulguer d’informations concernant l’identité d’un employé ou d’un élève atteint du virus, le cas échéant.

Il faut faire très attention […] on veut éviter la stigmatisation soit d’un élève soit d’un membre du personnel, affirme le directeur général de la DSFM, Alain Laberge. Ainsi, la DSFM refuse de confirmer s’il s’agit d’un élève ou d’un enseignant qui est touché par le virus.

Il souligne que la DSFM ne décide pas non plus quels élèves ou membres du personnel ont potentiellement été exposés au virus. Elle fournit des informations à la Santé publique.

Ce n’est pas la Division scolaire franco-manitobaine qui décide qui devrait se faire évaluer ou non qui devrait être isolée ou non, c’est bien les services de la santé, indique Alain Laberge

Il dit reconnaître l’inquiétude des parents et qu’il n’y a pas moyen de s'assurer de n'avoir aucun risque. Il se veut toutefois rassurant. Selon lui, les protocoles sanitaires dans les salles de classe permettent d’éviter qu’il y ait des contacts étroits.

Parce qu’on demande aux élèves de rester à leur pupitre toute la journée, lorsqu’ils vont aux toilettes ils n'y vont pas ensemble, lorsqu’ils vont chercher de l’eau ils n'y vont pas ensemble, alors pour nous, si on suit tous nos protocoles, il n’y a pas de contact direct dans nos salles de classe, dit Alain Laberge.

Il demande aux parents de faire confiance aux mesures sanitaires.

Avec les informations de Laïssa Pamou

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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