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« L’heure du Yukon » aura ses avantages

Un avion d'Air North au décollage.

Un avion d'Air North au décollage

Photo : Air North

Radio-Canada

À compter du 1er novembre, la population yukonnaise aura son propre fuseau horaire en demeurant, pour toujours, à l’heure actuelle, soit l’heure avancée du Pacifique. Il s’agira de l’heure du Yukon.

Ainsi, le Yukon restera à la même heure que l’Alberta, et à une heure de plus qu’en Colombie-Britannique jusqu'au printemps, quand ces provinces appliqueront le changement d'heure saisonnier.

La décision du Yukon devait suivre celle de la province au sud et des États américains du nord-ouest, mais en raison de la pandémie, ces derniers ont repoussé la question à plus tard.

L’horaire des vols : principal changement

L’impact le plus important de cette décision se fera ressentir sur les horaires des vols d’avion. 

Le transporteur local Air North travaille sur cette question depuis le début de l’année. Une chose de plus à gérer , dit Benjamin Ryan, directeur commercial à Air North, faisant allusion aux effets importants de la pandémie.

Honnêtement, je crois que les gens vont apprécier ces nouvelles heures de départ, question de détente, mais d’un point de vue des affaires, c’est un peu moins pratique d’arriver à Dawson plus tard.

Benjamin Ryan, directeur commercial, Air North

Les départs des vols vers Dawson et Old Crow seront retardés d’une heure. Il partiront à 10 h de Whitehorse, en raison de la réglementation entourant l'aéroport du Klondike, où les avions ne peuvent atterrir qu’en plein jour.

Les départs vers Vancouver seront également retardés d’une heure. Ils se feront à 8 h 30 de Whitehorse, mais arriveront toujours à Vancouver à 9 h 45. En plein hiver, je crois que les gens n’aiment pas beaucoup prendre l’avion très tôt le matin.

Benjamin Ryan souligne que les passagers pourront ainsi profiter des mêmes correspondances avec d’autres vols à Vancouver sans que cela ne modifie les horaires des chargements de cargo.

Les montres ne s’ajusteront plus

Andrew Smith est l’analyste au Bureau des affaires intergouvernementales du gouvernement du Yukon chargé de se pencher sur les problèmes éventuels de cette décision.

Ça a été une véritable aventure de découvrir comment le temps fonctionne, qui contrôle le temps, ce qu’est le temps, ça a été tout un voyage!

Andrew Smith, analyste, Bureau des affaires intergouvernementales

L’un des aspects cruciaux pour le bon fonctionnement du projet était de s’assurer que les appareils électroniques ne s’ajustent plus à l'heure saisonnière.

Le fonctionnaire a ainsi découvert au fil de ses recherches qu’en ce qui a trait au monde électronique, deux bases de données contrôlent les horloges à l'échelle mondiale.

Personne ne recrée les bases de données des fuseaux horaires, c’est trop compliqué. Il existe des centaines de fuseaux horaires différents dans le monde. Certains ajustent l’heure saisonnière, d’autres non, explique l'analyste.

En contactant les responsables de ces bases de données, il n’a fallu que les informer de la nouvelle mesure pour mettre les contrôles à jour.

Cette tâche était d’autant plus simple que le Yukon a toujours détenu son propre fuseau horaire. Le territoire a adopté le fuseau horaire du Pacifique en 1973, et le changement d’heure saisonnier, en 1980.

Décision par sondage

La décision de modifier de nouveau le fuseau du Yukon est le résultat d’un sondage maison du gouvernement territorial en janvier dernier.

Des 4829 participants, près de 93 % étaient en faveur de l’abandon du changement d'heure saisonnier, et 59 % souhaitaient adopter l'heure avancée du Pacifique de façon permanente.

Outre le sondage, les campagnes de communications à venir et la recherche, le changement d’heure en soi n’a pas engendré de coûts supplémentaires, dit Andrew Smith.

Toutes les tâches au gouvernement, même dans les systèmes électroniques du site web, sont assurées par nos tâches habituelles, admet l'analyste.

Plus de noirceur, dites-vous?

Au Yukon, à cause de notre latitude, nous sommes dans une position un peu différente, affirme Andrew Smith.

Nous nous réveillons dans la noirceur, peu importe le moment.

Andrew Smith, analyste, Bureau des affaires intergouvernementales

Le fonctionnaire croit ainsi que le changement, ou l’absence de changement, n’aura pas le même impact que pour les populations plus au sud.

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