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Craintes de pénurie de main-d’oeuvre à l’Hôpital Foothills de Calgary

Vue extérieur de l'hôpital Foothills.

L'éclosion de l'Hôpital Foothills de Calgary a été déclarée le samedi 19 septembre.

Photo : Radio-Canada

Audrey Neveu

L’éclosion de COVID-19 à l’Hôpital Foothills de Calgary fait craindre une pénurie de main-d’oeuvre, 136 employés, soit près de 4 % du personnel, étant toujours en isolement.

Lundi, l’Hôpital Foothills a indiqué qu’un patient et deux employés de plus avaient reçu un résultat positif à leur test dépistage de la COVID-19, soit un total de 25 patients et 27 employés infectés.

Quatre patients sont décédés depuis le début de l’éclosion la semaine dernière.

L’Hôpital a également reporté à plus tard 39 opérations chirurgicales prévues lundi. Le directeur médical croit toutefois être en mesure d’accomplir toutes les opérations urgentes.

Cinq unités de soins ont des éclosions déclarées, et trois sont sous surveillance. Les éclosions dans les unités cardiaque et de chirurgie cardiaque semblent liées, selon la direction de l’établissement.

Pour l’instant, les visites sont interdites à tous les patients, sauf ceux qui sont en fin de vie.

Il est toutefois impensable de fermer temporairement l’Hôpital Foothills, à l’instar de l’Hôpital Misericordia cet été, selon le cardiologue et professeur associé à l’Université de Calgary Glen Sumner.

L’Hôpital Foothills est l’un des deux seuls de la province à faire des opérations cardiaques et thoraciques.

L'Hôpital Foothills fait les traitements les plus spécialisés de cardiologie, comme des chirurgies à coeur ouvert, déboucher des artères et installer un stimulateur cardiaque.

Glen Sumner, cardiologue à l'Hôpital Foothills

La médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, estime qu’il y a une différence importante avec l’éclosion de l’Hôpital Misericordia.

À un certain moment, on ne savait pas d’où venaient les cas, alors qu’à l’Hôpital Foothills, il y a un lien clair entre tous les cas, affirme-t-elle.

Employés surmenés

Des employés sont obligés de faire des heures supplémentaire pour pourvoir les quarts de travail de leurs collègues, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Alberta (AUPE).

Il manquait déjà de personnel avant la crise de la COVID-19, affirme Bobbie-Joe Borodey, vice-présidente du syndicat. Elle craint que la situation ne fasse que s’aggraver, alors que les employés sont déjà au bout du rouleau.

Ils ont peur, pour eux-mêmes et leur famille. Ils vivent dans un climat d’anxiété, parce qu’ils ne voient pas de plan clair pour surmonter la seconde vague de la pandémie, affirme-t-elle.

Nous devons nous assurer que nos membres sont reposés et ont une bonne santé mentale pour être capables d’aider la population albertaine à passer à travers cette crise.

Bobbie-Joe Borodey, vice-présidente du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Alberta

Elle dénonce également le fait que les employés forcés de s’isoler en raison de cette éclosion doivent utiliser leurs congés de maladie.

C’est inapproprié, juge-t-elle, car cela vide complètement leur banque de congés de maladie, dont ils pourraient avoir besoin plus tard.

Pire encore, selon elle, les employés temporaires ne sont pas payés pour ces congés. Services de santé Alberta a arrêté cet été de verser une prime aux travailleurs de la santé forcés de s'isoler.

Au début de la pandémie, les travailleurs de la santé étaient vus comme des héros, rappelle-t-elle. Je ne comprends pas pourquoi cela a changé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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