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Les chevaux albertains frappés par une éclosion de fièvre

Sue McIntosh pose avec son cheval Finnegan, qui broute l'herbe au milieu des arbres.

Finnegan s'est remis de la maladie, non sans causer bien des inquiétudes à sa propriétaire, Sue McIntosh.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Au moins 16 cas de fièvre équine du Potomac ont été recensés dans la province au cours des dernières semaines. Une éclosion de la maladie, qui est mortelle dans 30 % des cas, a donc été déclarée en Alberta.

Il y a quelques semaines, Sue McIntosh a emmené son cheval, Finnegan, dans une clinique vétérinaire parce qu’il n’avait pas l’air dans son assiette. 

Le cheval de 13 ans a reçu un diagnostic de la fièvre équine du Potomac.

Il a été aux soins intensifs pendant trois jours, puis il est resté là-bas pendant deux autres jours sous perfusion intraveineuse, avec ses bottes de glace, explique Sue McIntosh, qui dirige un programme de thérapie équestre à Cremona, au nord-ouest de Calgary.

Ce n'est pas seulement notre famille qui est touchée, car les gens sont très liés à ces animaux et ils étaient inquiets, explique-t-elle.

Finnegan a récupéré et a obtenu son congé de la clinique.

Le centre vétérinaire Moore Equine, juste au nord de Calgary, a soigné Finnegan et plusieurs autres chevaux atteints de la maladie.

Ceux que nous voyons sont généralement les chevaux très malades, explique la Dre Gillian Haanen.

Gillian Haanen flatte le flanc d'un cheval dans lequel ont été insérés deux tubes de soluté.

La Dre Gillian Haanen soigne un cheval atteint de la maladie.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Le traitement essaie de tuer les bactéries avec un antibiotique et beaucoup de liquide, précise-t-elle, ajoutant que des bottes remplies de glace sont également mises sur les sabots du cheval pour aider à lutter contre l'inflammation.

Dans les cas les plus graves, ils entrent en quelque sorte dans cette spirale descendante où ils ne se sentent pas bien. Donc, ces chevaux ont généralement besoin d'un traitement énergique, mentionne-t-elle.

La fièvre équine du Potomac produit des coliques légères, de la fièvre et de la diarrhée chez les chevaux de tous âges, ainsi que des avortements chez les juments gestantes.

La bactérie vit à l'intérieur des escargots, des limaces et des insectes aquatiques, tels que les éphémères et les trichoptères.

Les chevaux ingèrent les insectes en buvant de l'eau ou en mangeant du foin ou de l'herbe.

Les animaux infectés peuvent perdre jusqu'à 100 litres de liquide par jour.

La recherche se poursuit

La maladie a été identifiée pour la première fois en 1979 dans l'est des États-Unis, près de la rivière Potomac, mais elle a depuis été identifiée dans divers autres endroits aux États-Unis, ainsi qu'en Alberta et en Ontario.

On pourrait avoir des grappes de cas, et c'est ce que nous voyons en Alberta cette année, ajoute de son côté la Dre Ashley Whitehead, spécialiste équine principale à l'Université de Calgary.

À la clinique où j'ai travaillé, nous avons probablement eu environ 16 cas au cours des deux derniers mois. Cela peut ne pas sembler beaucoup, mais c'est un nombre important parce que nous voyons les pires cas, dit-elle.

Ashley Whitehead devant un cheval dans un champ.

Ashley Whitehead participe à une étude de l'Université de Guelph.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Ashley Whitehead indique que l'Université de Calgary participe à une étude de l'Université de Guelph, qui examine une deuxième bactérie qui peut également causer la maladie.

Certains chevaux semblent être plus susceptibles d'attraper la fièvre, explique-t-elle. Cela pourrait perturber les charges de bactéries dans le tractus gastro-intestinal du cheval.

Avec les informations de La Presse canadienne

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