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Zone rouge : un coup dur pour le milieu culturel

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L'Orchestre symphonique de Québec sur la scène du Grand Théâtre de Québec.

Le reportage de Valérie Cloutier

Photo : Radio-Canada

L’annonce du gouvernement du Québec de fermer les salles de spectacles, les cinémas, les bibliothèques et les musées pour une période de 28 jours à compter du 1er octobre sème l’inquiétude dans l’industrie culturelle.

Déjà éprouvé par une pause de plusieurs mois le printemps dernier, et par une reprise des activités qui s’est faite graduellement au début de l’été jusqu’à permettre des rassemblements de 250 personnes depuis le 3 août, voilà le milieu culturel à nouveau bouleversé.

Dans la Capitale-Nationale, la nouvelle pause annoncée fait mal au Grand Théâtre, qui avait mis en place toute une programmation pour les prochaines semaines, dont un concert de l’Orchestre symphonique de Québec, deux spectacles musicaux de Dumas et la programmation spéciale du Trident pour ses 50 ans.

On est déçu que les salles de spectacles ferment, d’autant plus qu’on était en mesure de présenter des spectacles et de recevoir du public dans un environnement sécuritaire. On avait de bons protocoles d’accueil. Mais on comprend aussi la logique de cette décision. Les gens doivent limiter les contacts, souligne Jean-François Ermel, directeur marketing, communications et expérience client au Grand Théâtre.

Anne-Marie Olivier du Théâtre du Trident

Anne-Marie Olivier du Théâtre du Trident

Photo : Radio-Canada

L’incertitude ne fait pas fléchir la passion de l’équipe du Trident. Il n’y a tellement plus de certitudes depuis mars dernier. Nous, on va toujours au maximum de nos possibilités, témoigne la codirectrice générale du Trident, Anne-Marie Olivier. Dans notre programme des retrouvailles, on avait réussi à engager 30 artistes; on était super contents. On va aller au maximum de ce qu'on peut faire.

Karl-Emmanuel Picard, co-propriétaire de L'Anti Bar & Spectacles compte reporter certains événements et continuer d’offrir des spectacles en ligne. Mais il craint que cette pause de 28 jours ne s’avère plus longue que prévue.

Je pense que ça va être plus long que 28 jours. Est-ce qu'on va passer à travers? Je l'espère! C'est ce que je souhaite à tout le monde. Mais on va devoir trouver des alternatives, continuer à faire des concerts virtuels, sans public, pour que les gens écoutent à partir de leur domicile.

Karl-Emmanuel Picard, co-propriétaire de L'Anti Bar & Spectacles
Karl-Emmanuel Picard, copropriétaire de L'Anti Bar & Spectacles

Karl-Emmanuel Picard, copropriétaire de L'Anti Bar & Spectacles

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, l’imposition de cet arrêt d’activités de près d’un mois consterne l’Association professionnelle des diffuseurs de spectacles (RIDEAU). Celle-ci demande au gouvernement de revoir sa position concernant la fermeture complète des lieux de diffusion pour la période visée, alors que près d’une centaine de leurs diffuseurs seront touchés.

Les membres de RIDEAU ont mis en place des mesures sanitaires strictes et rigoureuses depuis la réouverture afin d’assurer des zones qui limitent au maximum les contacts. Force est de constater que ces mesures ont porté leurs fruits puisqu’aucune éclosion n’a éclaté chez nos membres, souligne l’Association par voie de communiqué.

Le gouvernement doit annoncer prochainement des mesures d’aide financière pour soutenir le milieu culturel durant cette nouvelle période de fermeture.

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