•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marc-André Barriault veut laver sa réputation avant son prochain combat dans l'UFC

Le combattant de l'UFC tente toujours d'identifier le produit qui l'aurait contaminé à l'ostarine.

Un combattant d'arts martiaux mixtes reçoit un coup de pied au corps pendant un duel

Marc-André Barriault, à droite, lors de son combat contre Krzysztof Jotko, à Edmonton, en juillet 2019.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Le combattant de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Marc-André Barriault, poursuit ses efforts afin de démontrer qu’il n’a pas pris de produits illicites intentionnellement. Le Gatinois a reçu un résultat de test positif à l’ostarine après sa première victoire, en quatre combats dans l’organisation, en juin.

C’est très malheureux ce qui est arrivé, ça m’a frappé dans la face. Je dois mener ce combat en ce moment pour montrer mon intégrité. J’ai été testé à plusieurs reprises avec l’UFC et jamais je n’ai tourné les coins ronds , mentionne l’athlète de retour en Outaouais à temps plein.

Au cours des dernières semaines, Barriault a identifié les suppléments qu’il a consommé avant son combat et qui pourraient l’avoir contaminé à son insu. 

On m’a approché pendant la pandémie pour utiliser de nouveaux produits et j’ai peut-être manqué de vigilance. J’ai deux produits en tête que j’ai envoyés faire tester. J’ai envoyé ça au laboratoire à mes frais et j’attends des nouvelles pour savoir ce qui en est. J’espère qu’on sera capable de mettre le doigt dessus , précise le combattant de 30 ans.

Poings levés, ils se font face.

Marc-André Barriault face à son adversaire Oskar Piechota lors de la pesée d'avant-combat.

Photo : Reuters / UFC

Le monde se souvient peut-être pas de ma victoire, mais de cette nouvelle. Je me fais un porte-parole pour rappeler aux athlètes que, rendu à notre niveau, on est responsable de ce qu’on met dans notre corps.

Marc-André Barriault, combattant dans l'UFC

L’athlète se console avec l’appui reçu par l’UFC dans son dossier. Selon lui, l’organisation est aussi convaincue qu’il n’a pas consommé de produits dopants volontairement.

Les quantités sont minimes et n’ont pas d’impact sur les performances. Je démontre ma bonne volonté et j’attends de voir ce qui va se passer, mais je suis confiant que ça va ressortir en positif , souligne l’athlète de 185 livres. 

L’UFC lui a d’ailleurs fait signer un nouveau contrat de quatre combats pendant l’été et lui a proposé un duel en novembre. L’adversaire potentiel de Barriault a toutefois refusé l’affrontement le temps de connaître les conclusions de son enquête. 

Je m’attends à avoir des sanctions de l’Agence antidopage américaine. J’assume ce qui s’est passé. J’espère quand même pouvoir me battre avant la fin de l’année, ou au début 2021.

Un retour permanent à Gatineau

En plus de tenter de faire la lumière sur cette histoire de produits interdits, Barriault doit gérer des changements dans sa vie personnelle. Il a récemment pris la décision de revenir s’installer chez lui à Gatineau. 

Le fait qu’il ait obtenu sa première victoire dans l’UFC après un camp de trois semaines au Club d’arts martiaux Patenaude le printemps dernier a certainement eu un impact sur sa décision.

J’ai fait des camps d’entraînement partout sur la planète, je suis allé dans bien des gyms, et je peux dire que cette énergie ne se retrouve nulle part ailleurs. Je suis content de pouvoir le vivre à temps plein maintenant , dit Barriault, le sourire aux lèvres.

Celui qui est son mentor depuis ses débuts, Patrick Marcil, est heureux de ce retour au bercail. 

Deux hommes échangent des coups pendant un entraînement de AMM.

Marc-André Barriault, lors d'un entraînement avec son premier entraîneur, Sifu Patrick Marcil, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Mon style d’entraînement lui va bien.  Marc-André a toujours besoin de travailler sur le côté instinct. Je dois travailler à ce qu’il se sente bien. On ne va pas réinventer la roue. Il faut continuer d’être plus fort, plus vite et placer les coups avec lesquels il est déjà bon. Je crois qu’il peut encore beaucoup progresser s’il se sent bien et prêt physiquement , analyse l’entraîneur. 

À Gatineau, Barriault affronte sur une base régulière d’excellents adversaires comme le champion de Lethwei Dave Leduc et les combattants professionnels Julien Leblanc, Isaac Blais ou Zackery Powell. 

C’est pas évident actuellement avec la Covid, mais on aimerait que Marc-André puisse se battre encore trois ou quatre fois dans les prochains 12 mois. C’est un combattant qui ne dit jamais non. Quand les choses vont être réglées avec l’UFC et qu’on va l’appeler, il va être prêt , termine Marcil. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !